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Florange : pas de redémarrage de la filière liquide en avril

Créé le 14/02/2012 à 18h50

Début janvier, le préfet de la région Lorraine a accordé quelque 190.000 heures de chômage partiel à 2.500 salariés de l'aciérie pour permettre une mise au chômage partiel de 80% du personnel en janvier, février et mars

Début janvier, le préfet de la région Lorraine a accordé quelque 190.000 heures de chômage partiel à 2.500 salariés de l'aciérie pour permettre une mise au chômage partiel de 80% du personnel en janvier, février et mars / AFP / Archives

Une mauvaise nouvelle pour les salariés de l'aciérie ArcelorMittal de Florange, en Moselle. Le site de la filière liquide, à l'arrêt depuis octobre dernier, ne redémarrera pas au deuxième trimestre de cette année. La remise en service est repoussée d'autant. Les organisations syndicales l'ont appris mardi matin de la direction. Pour Edouard Martin, membre CFDT du comité central d'entreprise du numéro un mondial de l'acier, "cette annonce, c'est peut-être la mort programmée du site de Florange". Une assemblée générale a été convoquée jeudi à 16h30. "La direction a informé ce (mardi) matin les organisations syndicales que la filière liquide ne redémarrera pas en avril en raison de la conjoncture, repoussant d'autant une remise en service du haut fourneau P6 à l'arrêt depuis le 4 octobre", a précisé mardi François Pagano, responsable de la CFE-CGC.

"Lorsque le P6 avait été mis à l'arrêt, la direction avait affirmé que cette fermeture ne serait que provisoire. On comprend mieux maintenant comment celle-ci s'inscrit dans une stratégie globale d'ArcelorMittal pour rentabiliser ses sites côtiers", a affirmé pour sa part Edouard Martin, membre CFDT du comité central d'entreprise du numéro un mondial de l'acier. "Nous ne serons pas les Grecs de la métallurgie française", a-t-il prévenu en annonçant une mobilisation "tous azimuts".

Début janvier, le préfet de la région Lorraine a accordé quelque 190.000 heures de chômage partiel à 2.500 salariés de l'aciérie pour permettre une mise au chômage partiel de 80% du personnel en janvier, février et mars, ont rappelé les syndicats.

En octobre, le directeur du site de Florange, Thierry Renaudin, avait affirmé que la "mise en veille" du P6 était "conjoncturelle, temporaire et provisoire". La veille à Paris, le groupe sidérurgique avait annoncé la fermeture "pour une durée indéterminée" du dernier de ses hauts fourneaux encore en activité en Lorraine.

Le haut fourneau P6 doit être en activité pour recevoir un projet européen Ulcos de captage de CO2 sur lequel la Commission européenne doit statuer en juin-juillet.

(Avec AFP)




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