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Créé le 25/06/2010 à 23h11 - Mis à jour le 25/06/2010 à 23h12

Thierry Henry et Raymond Domenech, mardi 22 juin en Afrique du Sud / AFP/H.Dinh Nam
Trois jours après l'élimination des Bleus du Mondial-2010, le grand déballage a commencé vendredi 25 juin. Patrice Evra s'est d'abord confessé, tout en restant flou, sur TF1. Thierry Henry lui a emboîté le pas sur Canal+. L'attaquant des Bleus a reçu Michel Denisot dans la matinée à Barcelone, ville qu'il avait regagnée après avoir rencontré Nicolas Sarkozy jeudi. Le recordman de buts en Bleu (51) a déclaré s'être "senti écarté" du groupe pendant le Mondial. Enfin, Eric Abidal est l'invité du journal de 20h de TF1.
L'attaquant et ancien capitaine de l'équipe de France de football Thierry Henry dit s'être senti écarté du groupe pendant le Mondial, dans sa première interview depuis l'élimination des Bleus, accordée vendredi à Michel Denisot sur Canal+.
A la question de savoir pourquoi il n'a pas pu "être le grand frère" dans cette équipe de France, Henry répond : "Je ne l'étais plus. (...) Je me suis senti écarté (...) on ne me parlait plus comme avant."
"Avant on me parlait plus, j'étais au devant de la scène (...) A un moment donné quand tu n'as plus de crédibilité dans un groupe, ça devient difficile. Je me suis senti écarté, et à un moment donné, la fierté d'un homme en prend un coup !", ajoute l'attaquant du FC Barcelone.
Les raisons du fiasco ? "Ma première raison du fiasco, c'est qu'on a pas bien joué. (...) C'est que nous n'avons pas été à la hauteur", a aussi estimé Henry.
Le joueur le plus "capé" (123 sélections) et le plus prolifique (51 buts) de la sélection tricolore, qui a été reçu jeudi par le président de la République Nicolas Sarkozy, a été remplaçant lors des trois rencontres du Mondial. Il n'a joué qu'une vingtaine de minutes contre l'Uruguay (1er match) et 35 minutes contre l'Afrique du Sud (dernier match).
Thierry Henry en a profité pour souligner l'unité du groupe, comme Patrice Evra un peu plus tôt sur TF1. "Je n'ai pas vu de bagarres, personne mettre de pression à qui que ce soit", a-t-il dit.
Il a ajouté qu'il y avait eu unanimité des Bleus "sur le moment" pour décider de boycotter la séance d'entraînement au lendemain de l'exclusion de Nicolas Anelka.
A propos de l'affaire Anelka, il développe : « J’étais dans le vestiaire. Ce qui me frappe c’est cette une de l’Equipe. Ce ne sont pas les mots de Nico. Il ronchonnait, il marmonnait. Je n’ai pas entendu ce qu’il disait mais je sais ce qu’il a dit. Ce sera à lui de vous dire ce qu’il a dit. Certaines personnes auraient pu aller voir Nicolas Anelka, mais le faire rentrer comme ça en France !"
Avant de conclure : "Je sais ce que c’est d’être seul après l’affaire de la Main (polémique née du but litigieux de la France contre l'Irlande en barrage des éliminatoires de la Coupe du monde, ndlr). Je ne peux pas laisser un coéquipier comme ça. »
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