FOOTBALL

François Fillon : "Le match France-Tunisie devait être interrompu après les sifflets"

Créé le 15/10/2008 à 12h40 - Mis à jour le 15/10/2008 à 12h47

François Fillon

François Fillon / Thibault Camus / AbacaPress pour RTL

Le Premier ministre répondait mercredi matin aux questions de Jean-Michel Aphatie et d'Alain Duhamel. François Fillon a jugé "insultants" les sifflets qui ont retenti la veille lors de la Marseillaise avant le match de football France-Tunisie au stade de France. "C'est un manque de considération, de respect pour toute une nation", a-t-il souligné. "On ne peut pas laisser passer un incident comme celui-là sans chercher des solutions", a poursuivi le chef du gouvernement, disant regretter que les dirigeants de la Fédération française de football n'aient pas décidé d'interrompre le match mercredi soir. "Ceux qui veulent siffler un hymne national, ils doivent être privés du match auquel ils sont venus assister", a-t-il dit. 

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Jean-Michel Aphatie : Bonjour, François Fillon.

François Fillon : Bonjour, Jean-Michel Aphatie

La Marseillaise a été sifflée, hier soir, au Stade de France où se jouait France-Tunisie de football. Comment expliquez-vous ces sifflets, François Fillon ?

Je ne les explique pas. Ce que je trouve, c'est que c'est insultant pour la France, c'est insultant pour les joueurs de l'équipe de France et ça n'est pas tolérable. Et je pense que désormais, les organisateurs doivent trouver des solutions ...

C'est leur responsabilité ?

... Je pense qu'on devrait interrompre le match quand les hymnes nationaux, quels qu'ils soient, sont sifflés. C'est un manque de considération, de respect pour toute une Nation, et on ne peut pas laisser passer un incident comme celui-là sans chercher des solutions. Je pense que la meilleure solution, eh bien ceux qui veulent siffler un hymne national, ils doivent être privés du match auquel ils sont venus assister.

Vous auriez souhaité, hier soir, que la Fédération Française de Football prenne cette décision ?

Oui je l'aurais souhaitée.

Et ils ne l'ont pas fait, donc vous le regrettez ?

Oui.

Alain Duhamel : Alors sur la crise financière. D'abord, il y a une question que, je crois, beaucoup de gens se posent : comment est-ce qu'on peut dire, à la fois, que les caisses sont vides et en même temps, pouvoir mobiliser 360 milliards d'euros ?

Parce que ce sont deux sujets complètement différents, monsieur Duhamel, et vous le savez bien. Lorsqu'on a besoin d'argent public pour des dépenses publiques, on n'a pas d'espoir de voir cet argent revenir sous forme de retour de prêts. Là au fond qu'est-ce qui se passe ? Le système financier est en panne, le système bancaire ne fonctionne plus ; donc les Etats doivent pour une durée limitée, d'une certaine façon se substituer à ce système bancaire. Et à ma connaissance quand les banques prêtent de l'argent, ce n'est pas gratuit. Elles le récupèrent.

Eh bien de la même façon, nous les Etats nous allons emprunter de l'argent sur les marchés, ou emprunter de l'argent près des Français ou près des marchés financiers. On va le prêter aux banques. Les banques vont nous le rendre. Elles vont nous le rendre en plus avec les intérêts, avec même une marge puisque les Etats empruntent à des taux qui sont plus bas que les taux du marché. Et donc sauf si on avait un accident majeur du système financier mais qui, alors lui, aurait des conséquences de toute façon incalculables sur l'économie, c'est une opération qui n'aura pas de coût pour le contribuable.

Mais pourquoi on mobilise aussi 40 milliards pour éventuellement recapitaliser les banques françaises alors qu'on nous explique, que vous nous expliquez d'ailleurs en particulier depuis le début de cette crise, que le système bancaire français est solide, qu'il est  même plus solide que les autres parce qu'il y a plus de réglementation ?
   
Je continue à vous le dire. Et d'ailleurs, les faits pour le moment parlent d'eux mêmes. La France a été plutôt moins concernée par des faillites bancaires que les autres pays européens, sans doute en raison de la supervision française qui a été plus rigoureuse. Les banques françaises ont des ratios de fonds propres qui sont plus élevés ou qui étaient jusqu'à maintenant. Qui étaient - et c'est bien le problème - plus élevés que dans les autres pays européens. Alors pourquoi prévoir un fonds de recapitalisation ? D'abord, parce qu'on n'est pas à l'abri d'un accident systémique, c'est-à-dire d'un accident qui est entrainé par le fait que certaines banques peuvent avoir des produits toxiques, en parts importantes dans leur bilan.

Là, vous parlez de banques étrangères ou de banques françaises ?

De banques françaises aussi parce qu'il y a une telle imbrication dans le système (on l'a d'ailleurs bien vue avec la faillite de Lehman Brothers qui a provoqué la crise financière, en tout cas dans sa phase la plus aiguë).

Donc, la première raison de la mise en place de ce Fonds, c'est d'être en mesure de venir en aide à une banque qui aurait une difficulté. Ca ne veut pas dire qu'on pense que ces difficultés peuvent se produire. Ca veut dire qu'on se met dans une situation, et c'est très important pour rétablir la confiance - où il ne doit pas y avoir de doutes sur notre capacité d'intervention. Et puis, il y a un deuxième sujet, c'est que la recapitalisation des banques en difficulté par les Etats crée des distorsions de concurrence. Lorsque les banques britanniques avant que Gordon Brown n'intervienne dans leur financement, avaient des ratios de fonds propres qui étaient de l'ordre de 6% quand nous, nous étions à 8%. Maintenant, elles sont à 11%.

Oui, c'est ça.

Donc, il faut que les banques françaises ne se trouvent pas en situation défavorable au motif qu'elles auraient été plutôt mieux gérées que les autres.

Donc, vous êtes à peu près certain, François Fillon, que vous utiliserez une partie de ce Plan de 40 milliards pour recapitaliser certaines banques françaises ?

Alors, je ne suis pas du tout certain que des banques viendront faire appel à ce Fonds parce qu'elles seront en difficulté. Je ne l'espère pas d'ailleurs.

C'est très probable !

Non, non je n'en suis pas certain. Je ne l'espère pas et je ne crois pas que ce soit probable. En revanche, ce dont je suis certain c'est que les banques françaises, bien portantes, auront besoin de fonds propres supplémentaires pour faire face à cette concurrence et elles, elles feront appel à la deuxième partie du Plan qu'on a mis en place, c'est-à-dire l'apport en Fonds propre.

Vous savez qu'il y a deux systèmes :
- un système de recapitalisation qui est au fond un système de redressement où l'Etat prend le contrôle de la banque, change ses dirigeants, la redresse en espérant ensuite pouvoir revendre ses participations lorsque la situation se sera améliorée.
- et puis un système qui consiste simplement à prêter aux banques sur du Long Terme pour améliorer leurs fonds propres et pour améliorer leur capacité.

Ce plan européen présenté, dimanche, a calmé les bourses. Lundi, mardi, elles ont monté. Ce matin, Tokyo baisse. Etes-vous inquiet, François Fillon ?

Je n'ai jamais pensé qu'on pouvait dire que la crise financière était derrière nous. C'est une crise qui est tellement profonde, qui couve depuis plus d'un an, qui a pris une tournure exceptionnelle depuis que les marchés ont compris qu'une grande banque pouvait faire faillite. Je pense que ce qui a été fait par les Européens est absolument déterminant, qu'il y aura un avant et un après 12 octobre. Il faut maintenant que les Américains embrayent sur un plan de la même ambition. C'est -semble-t-il- ce que le président Bush a décidé.

Et puis, il faut très vite que puisse avoir lieu cette coordination mondiale que le président de la République française a été le premier à appeler de ses vœux et qui doit marquer, de mon point de vue, la sortie de la crise. Ca n'est que lorsque l'ensemble des grandes économies se seront mis autour de la table pour discuter de la refondation du système financier que la stabilisation de ce système pourra avoir lieu.

D'un mot, on fait beaucoup partout pour les banques. Est-ce que vous avez l'impression qu'elles-mêmes jouent leur rôle vis-à-vis des particuliers, des entreprises ?

La vérité, c'est que ce n'est pas tellement pour les banques qu'on agit. C'est pour leurs clients.

Bien entendu ! C'est-à-dire pour l'économie française. Enfin, le fait est qu'il y a une énorme mobilisation.

Ce qui est sûr c'est qu'on a demandé, hier, avec le Président de la république, aux banques françaises maintenant de jouer le jeu à fond, c'est-à-dire ...
   
Elles le font suffisamment ?

Et elles vous ont donné des assurances ?

Elles nous ont donné des assurances. D'ailleurs dans les dispositifs qu'on met en place, il va y avoir des conventions avec des contreparties. Des contreparties à la fois de comportements. On ne veut plus voir des comportements choquants, des comportements immoraux, des comportements contraires à l'éthique dans une situation de crise comme celle que nous connaissons ; même s'ils ne sont pas majoritaires, ils sont suffisamment nombreux pour choquer tous les Français. Et puis surtout, on veut que les banques s'engagent à prêter, qu'elles s'engagent à financer l'économie.

Elles le font insuffisamment aujourd'hui, François Fillon ?
   
Aujourd'hui, on ne peut pas dire qu'elles le font suffisamment.

Insuffisamment ?

Oui, elles le font insuffisamment puisqu'elles mêmes sont en situation de ne pas trouver sur les marchés l'argent nécessaire.

Elles sont asphyxiées, elles asphyxient.

Donc, elles sont asphyxiées, donc elles asphyxient l'économie. C'est pour mettre un terme à cette asphyxie que nous sommes intervenus massivement. Je pense que compte tenu de l'importance de l'engagement de l'Etat, les banques ont maintenant un devoir de financer l'économie. Rendez-vous compte que les 360 milliards grosso modo de garanties qui sont mis sur la table, il faut les ramener à une année de financement de l'économie française par les banques : c'est 500 milliards d'euros. Donc, c'est considérable. C'est les deux tiers du financement total de l'économie sur une année.

Une responsable de l'Administration américaine reconnaissait, hier, que l'économie américaine était entrée en récession. Est-ce le cas aussi en France, François Fillon ?

Ca n'est pas le cas au sens, comment dirais-je, le plus profond du terme, pour moi. Mais si l'Amérique rentre en récession, c'est évidemment une très, très mauvaise nouvelle pour nous parce que ça veut dire que l'ensemble des pays développés vont connaître une année 2009 très, très difficile. Pour le moment, on nous fait des prévisions pour l'année 2009 qui sont de l'ordre d'une croissance de 0,2%, ce qui est extrêmement faible, mais c'est une Croissance.

Pratiquement une panne de croissance.

C'est une panne de croissance avec des conséquences sur l'Emploi, avec des conséquences sur l'activité économique, sur le pouvoir d'achat. Si l'économie américaine redémarre vite, avec la vigueur du plan qu'on est en train de mettre en place en Europe, on a des chances de sortir rapidement de cette situation en 2009, dans le courant de l'année 2009. Si l'économie américaine s'installe dans une récession plus longue, la situation serait très difficile.

Pour les Français, on le voit bien tous les jours, ce qui est redevenu la crainte n°1, ça n'était plus le cas depuis quelques années, c'est le chômage. L'année prochaine, comment est-ce que vous voyez les choses? A quoi est-ce qu'on doit s'attendre?

D'abord, il faut partir d'une idée, c'est qu'on a démontré que la France n'était pas structurellement abonnée au chômage. On est descendu à 7,2% de chômage, c'est le meilleur chiffre depuis 25 ans, il n'avait jamais été atteint...

Ca risque de remonter à combien ?

Les prévisions qu'on nous fait pour le moment, sont des prévisions de légère remontée, autour de 7,4, mais en fait la vérité c'est qu'aucun prévisionniste n'est capable de mesurer ce qui va se passer en 2009, tant qu'on ne sait pas comment on sort de cette crise financière, à quel moment l'ensemble du monde sort de cette crise financière. Nous, nous nous attendons à une remontée du chômage, on est en train de mettre en place tous les instruments pour faire en sorte,
- un : que cette remontée du chômage soit la plus faible possible.
- et deux : que ceux qui seront, puisqu'on est dans une situation conjoncturelle, ceux qui seront frappés pendant une période courte par le chômage, puissent être accompagnés, c'est à dire mieux indemnisés, et surtout mieux formés, c'est tout le sens de la réforme de la formation professionnelle qu'on est en train de préparer avec le président de la République.

Il y a une technique classique qui a toujours été utilisée, que vous aviez diminué, que vous remontez un peu, mais je voudrais savoir jusqu'où vous allez la pousser, qui est celle des emplois aidés.

Ce n'est pas une solution au chômage les emplois aidés...

Bien entendu...

Mais ça peut être une formule qui permet...

C'est un amortisseur.

... Qui permet d'éviter de mettre en dehors, au fond, du travail, en dehors de la vie active, des hommes et des femmes qui ensuite s'ils sont éloignés longtemps du travail, ont du mal à y revenir...

Donc, pour 2009, vous imaginez combien?

En 2008, il y avait environ 380.000 contrats aidés, en 2009 on adaptera en fonction de la situation...

Vous augmenterez en clair ?

On augmentera sans doute un peu les contrats aidés, de manière à faire en sorte que ce soit un amortisseur. Mais ça ne peut pas être une solution au problème du chômage. Et puis les contrats aidés, comme chacun le sait, ont un coût, et comme nous nous sommes engagés à tenir les dépenses publiques strictement, il faudra le faire en faisant des économies par ailleurs.

Pas de plan de relance, pas de plan de soutien de l'économie française ?

D'abord ce qu'on est en train de faire pour relancer l'économie financière, pour relancer le marché financier, est assez massif comme vous avez pu le constater. Deuxièmement, on a commencé à prendre un certain nombre de mesures qui sont des mesures spécifiques, orienter 20 milliards d'euros d'épargne venant des livrets réglementés sur les PME, c'est massif.

Un plan sur le logement avec une initiative qui n'a jamais été prise à ma connaissance dans notre pays, en tout cas depuis très longtemps, qui consiste à acheter des programmes immobiliers privés qui sont en cours de réalisation, pour les transformer en logements sociaux. On est en train de préparer un plan sur l'emploi. Mais je pense que le meilleur plan de relance qu'on puisse aujourd'hui proposer aux Français, c'est de continuer, même d'accélérer, les réformes structurelles, parce que tout le reste, ce sont des chèques tirés sur l'avenir, ça peut pendant quelques mois donner quelques résultats comme on l'a vu aux Etats-Unis avec le plan de relance qui avait été mis en place, qui a permis aux Etats-Unis pendant quelques mois d'éviter la récession, mais qui aujourd'hui, ne règle pas la situation économique des Etats-Unis. Donc nous on veut continuer les réformes structurelles.

Les députés examineront à partir de lundi prochain, le Budget 2009. Ce budget a été construit un peu avant le gros coup de la crise financière. Il prévoit 1% de croissance que nous n'aurons pas l'année prochaine. Réviserez-vous le Budget 2009 ?

D'abord il a été construit comme vous le dites sur une prévision de 1% de croissance, ce qui est quand même très faible...

Que nous n'atteindrons probablement pas.

On n'est pas sûr effectivement de l'atteindre en 2009, mais enfin on est sur déjà un budget bâti sur des hypothèses qui sont des hypothèses très, très prudentes. Il y aura forcément des ajustements en cours d'année, comme il y a eu des ajustements sur le Budget 2008, mais nous n'estimons pas qu'il soit nécessaire de le rebâtir, pour une raison très simple, c'est que ce qui compte pour nous c'est de tenir les dépenses. Je l'ai d'ailleurs dit à plusieurs reprises, on n'augmentera pas les impôts pour faire face à des recettes moins importantes du fait de la situation économique, parce que ça viendrait aggraver les difficultés que les Français rencontrent aujourd'hui. En revanche, on sera intraitable sur les dépenses.

Donc vous ferez des économies quelque part ?

Donc ça veut dire qu'il y aura forcément, si la situation économique est difficile en 2009, une légère augmentation du déficit par rapport aux prévisions que nous avons faites. Mais il n'y aura pas d'augmentation de la dépense publique, parce que si on veut, de manière durable, réduire les déficits, il faut réduire la dépense publique. Dans le passé, on a trop souvent focalisé l'attention sur la réduction des déficits, souvent d'ailleurs avec des artifices, c'est à dire en mettant en œuvre des ressources exceptionnelles pour réduire ces déficits, mais les dépenses publiques, elles, continuaient de croître.

En 2008, les dépenses publiques ont été au niveau de l'inflation. En 2009, elles seront au niveau de l'inflation. C'est très difficile, ça oblige à fermer des établissements militaires, ça oblige à revoir la carte judiciaire, ça oblige à réduire le nombre de fonctionnaires, mais c'est la seule façon sur quelques années, d'arriver à l'équilibre budgétaire.

Les critères de Maastricht, ça compte pour vous, François Fillon ?

Ce qui compte pour moi, d'abord, c'est la dette, c'est à dire de ne pas accroître de façon déraisonnable la dette qui pèse sur notre pays, parce qu'on sait que cette dette, elle a des conséquences sur la croissance, sur la compétitivité de l'économie française.

Les critères de Maastricht, c'est un engagement européen, nous respecterons nos engagements européens. Simplement, nous avons décidé déjà dans le cadre de la zone euro, c'était une des décisions qui a été évoquée dimanche soir à l'Elysée, que ces critères de Maastricht seraient appliqués naturellement avec un peu de souplesse. Quand on voit que tous les Etats de la zone Euro sont en train, d'une certaine façon, de s'endetter, même si c'est temporaire, à des niveaux extrêmement élevés, 480 milliards pour l'Allemagne, 360 pour la Grande Bretagne, c'est tout le modèle de Maastricht qui naturellement va être déformé.

Le prix de l'essence et du gazole baisse beaucoup plus au baril, qu'à la pompe. Est-ce que vous pouvez faire quelque chose ? Réduire la différence ?

On regarde ça de façon très très sérieuse, et je peux vous dire que contrairement à ce qui est dit, les pétroliers répercutent immédiatement les baisses..

Immédiatement ?

Qu'est-ce qui s'est passé, le pétrole a baissé de 40% depuis le pic, mais en même temps, malheureusement ou heureusement, l'euro lui a perdu 13% de sa valeur, et comme vous le savez, nos achats de pétrole se faisant en dollars, quand l'euro baisse, la facture pétrolière est plus importante. Nous avons depuis juillet, une baisse de 15 centimes au litre pour l'essence, et 19 centimes au litre pour le gazole. Nous sommes extrêmement vigilants sur la répercussion de ces baisses.

On vous voit parfois un peu souffrir physiquement, on dit que vous avez beaucoup mal au dos, que vous allez vous faire opérer, c'est vrai ?

Non, c'est absolument faux que je vais me faire opérer, en revanche que j'ai mal au dos, c'est vrai, comme des millions de Français, ça ne m'empêche pas de travailler sept jours sur sept, ça ne va pas m'empêcher dans quelques instants, de rejoindre le Conseil européen à Bruxelles ou d'aller au sommet de la francophonie à Québec samedi après-midi. Ça m'empêche de faire mon jogging, je me soigne, et je pense qu'il y a beaucoup de Français qui sont dans la même situation que moi.

François Fillon, qui se soigne parce qu'il a mal au dos, était l'invité de RTL ce matin.

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