
Des employés de Tepco sur le site de Fukushima-Daiichi
Crédit : AFpCrédit : Virgine Garin
La municipalité d'Ohi, la préfecture de Fukui (province où se trouve le réacteur relancé dimanche) et le gouvernement central ont jugé que ces réacteurs pouvaient être remis en exploitation en toute sécurité sur la foi de tests de résistance validés par les instances de contrôle, même si des sismologues ont lancé des mises en garde et que les travaux de renforcement contre les séismes et tsunamis ne seront achevés que dans trois ans. Pour l'heure, seules les unités 3 et 4 d'Ohi ont pour le moment été autorisées à
reprendre du service après avoir franchi les examens techniques.
La centrale d'Ohi (photo AFP) :
La décision finale a de fait été prise en fonction de considérations essentiellement économiques, l'absence d'énergie nucléaire obligeant à des restrictions de consommation jugées pénalisantes pour les entreprises. Sans compter que la nécessité d'importer davantage de pétrole et de gaz naturel pour faire carburer à plein régime les centrales thermiques réduit l'indépendance énergétique de l'archipel et gonfle la facture d'achat de marchandises à l'étranger, engendrant de colossaux déficits commerciaux. "Je voudrais que disparaisse un gouvernement qui place l'économie devant la sécurité des citoyens", s'est agacé à maintes reprises l'écrivain et journaliste Satoshi Kamata, meneur de l'opposition à l'usage de l'atome.
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10/04/2013 - 09h48
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