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ENVIRONNEMENT

Greenpeace : plus de militant dans des centrales nucléaires

Créé le 06/12/2011 à 07h23

La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine le 5 décembre 2011

La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine le 5 décembre 2011 / Sina Mir

Les militants auront joué avec les nerfs des autorités toute la journée. Le groupe EDF a déclaré lundi soir avoir remis à la police deux militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cruas, dans l'Ardèche. Ces deux personnes "s'étaient introduites derrière le grillage de la centrale de Cruas, mais en dehors de la zone protégée des bâtiments", a précisé une porte-parole d'EDF. Lundi soir, Greenpeace a déclaré ne plus avoir aucun militant dans des centrales nucléaires. Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a concédé que cette opération "révèle des défaillances dans notre dispositif" de sécurité, estimant que "toutes les leçons doivent en être tirées pour que ce dispositif soit encore plus étanche qu'il ne l'est aujourd'hui". Greenpeace assure qu'il n'y a plus aucun militant dans des centrales

Greenpeace a déclaré lundi soir ne plus avoir aucun militant dans des centrales nucléaires françaises, après l'arrestation de neuf d'entre eux dans la matinée à Nogent-sur-Seine (Aube) puis de deux autres dans la soirée à Cruas (Ardèche).

"'Nous n'avons plus aucun militant dans des installations nucléaires. L'opération est terminée. Le but est atteint. On a prouvé en quatorze heures que les installations nucléaires françaises étaient vulnérables à une intrusion humaine", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'organisation.

"Il y a d'autres risques que l'intrusion humaine qui ne sont pas aujourd'hui pris en compte", comme les chutes d'avions ou les attaques informatiques, a-t-il ajouté. "On fera tout pour qu'ils le soient".
  
Neuf militants de l'organisation écologiste, résolus à illustrer des failles dans la sûreté de ces complexes, s'étaient introduits plus tôt dans la matinée dans la centrale de Nogent-sur-Seine, à 95 km de Paris.

Le président Nicolas Sarkozy avait qualifié leur geste d'"assez irresponsable", tandis que le ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait reconnu des "défaillances" dans le dispositif de sécurité.

EDF va ouvrir une enquête

EDF a indiqué lundi soir qu'il avait lancé une enquête à la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche) pour "comprendre les circonstances qui ont permis" à deux militants de Greenpeace d'y pénétrer.

Dans un communiqué, le groupe affirme qu'il "diligente une enquête interne spécifique au site de Cruas pour comprendre les circonstances qui ont permis à deux militants de Greenpeace de se dissimuler durant plusieurs heures dans la zone non protégée de l'installation".

Une porte-parole d'EDF avait indiqué quelques heures auparavant que le groupe avait remis aux autorités deux militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans la centrale, "derrière le grillage de la centrale de Cruas, mais en dehors de la zone protégée des bâtiments". 

Les deux hommes étaient en effet cachés, depuis ce matin, dans un 'big bag' sur une aire de stockage de gravats aux abords immédiats de la clôture du site", précise EDF dans son communiqué.

Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, "les militants ont été arrêtés à 19h35, ils avaient procédé au découpage d'un grillage à plus de 500 m du bâtiment protégeant les réacteurs et s'étaient cachés sous des bâches en plastique". Ils ont été placés en garde à vue par les gendarmes.

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