Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 20/12/2009 à 09h11 - Mis à jour le 20/12/2009 à 10h20

Des militants écologistes manifestent devant le centre de conférence, notamment pour dénoncer la responsabilité des Etats-Unis dans l'absence d'objectifs chiffrés. / AFP
La conférence de Copenhague s'est achevée sans surprise avec un simple "document d'information", sans traité contraignant. Après de longues heures de négociation, les chefs d'Etat et de gouvernement se sont quittés vendredi soir, peu avant 23 heures, sur un simple accord politique. C'est pourtant avec un grand sourire que Nicolas Sarkozy a annoncé qu'un accord avait été trouvé. "C'est un accord positif car il engage toute la communauté internationale", a ainsi déclaré le président français au cours d'une conférence de presse. La limitation de la hausse de la température est fixée à 2° C. Barack Obama annonce lui qu'il va quitter le Danemark avant le final sur l'accord. Le président américain a déclaré que l'accord était "significatif" mais que les progrès sont "insuffisants". Avant de reconnaitre qu'un "un accord légalement contraignant sera "très difficile" et prendra du temps ".
Dans le document politique négocié, les dirigeants prévoient de limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport aux niveaux pré-industriels, l'objectif affiché de la conférence sur le climat, selon la même source. Mais les objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre pour les pays industrialisés à l'horizon 2020 ne seront décidés qu'en janvier, selon des diplomates.
Tous les pays industrialisés "ont accepté de donner par écrit" ces engagements, a indiqué de son côté le président français Nicolas Sarkozy. Les négociations débutées depuis 12 jours butaient sur l'épineuse question de la répartition des efforts pour contrer le réchauffement. Washington et Pékin notamment s'opposaient sur ce point.
Selon les scientifiques, ces engagements devraient viser des réductions de -25 à -40% en 2020 par rapport à 1990 pour permettre de contenir l'envolée du thermomètre mondial. Face à la difficulté d'accorder les points de vue, le Premier ministre indien Manmohan Singh avait appelé à prolonger les négociations en 2010 pour parvenir à "un accord réellement global et une réponse authentiquement solidaire au changement climatique".
A l'inverse, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, qui a quitté vendredi soir la capitale danoise, était apparu déterminé à faire bouger les lignes dans la capitale danoise, se déclarant prêt à "faire un sacrifice" pour aider financièrement les pays les plus vulnérables et permettre un accord.
Une proposition, a-t-il insisté, qu'il n'avait encore jamais partagée "ni avec (son) peuple, ni avec (son) parlement" et qui fait bouger les lignes de partage traditionnelles entre pays industrialisés, responsables "historiques" du CO2 accumulé dans l'atmosphère, et pays en développement.
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