UE : un mini-sommet romain à quatre pour déminer le Conseil européen

Les dirigeants des poids lourds de l'euro - Allemagne, France, Italie, Espagne - tenteront ce vendredi à Rome de s'accorder sur les contours d'un paquet de mesures de relance économique et de stabilisation financière susceptible de rassurer les marchés. Objectif : déminer le Conseil européen des 28 et 29 juin, jugé une fois de plus "décisif" face aux nouveaux risques de tourmente financière dans une zone euro en panne de croissance et sous surveillance de ses partenaires non-européens du G20.

Ecouter, Voir

Un mariage d'intérêt entre Paris et Rome est fortement souhaité en Italie, où François Hollande est déjà hissé au rang des vedettes

Crédit : Anne Le Nir

Le ministre français des Finances, Pierre Moscovici : "Ce que la France attend de cette rencontre"

Crédit : Alain Franco

Angela Merkel, François Hollande, Mario Monti et Mariano Rajoy, qui se pencheront également sur la crise du système bancaire espagnol, les tourments de la Grèce et la situation préoccupante de l'Italie, s'accordent au moins sur une chose : une obligation de résultat dans huit jours à Bruxelles. "Il faut un accord ambitieux, pas au rabais" le 29 juin, souligne-t-on de source gouvernementale française.

Sont notamment sur la table la question d'une supervision commune du système bancaire de la zone euro, avec un système européen de garantie des dépôts, et celle d'une mutualisation au moins partielle de la dette européenne.

La chancelière allemande reste arc-boutée sur son refus d'envisager toute mutualisation des dettes des Etats de la Zone euro, que ce soit sous la forme d'obligations européennes ou par un autre biais, avant une intégration politique plus poussée.

Pour tenter de contourner le "nein" de Berlin, la France s'appuie notamment sur l'idée d'un fonds d'amortissement de la dette européenne, une solution intermédiaire pour l'endettement au-delà de 60% du PIB d'un pays, qui a l'avantage d'être avancée par le Conseil des experts économiques allemands.

Dans un mémorandum transmis la semaine passée à ses partenaires, François Hollande propose désormais d'inscrire la mise en place de véritables obligations européennes dans une perspective à 10 ans et non plus à court terme.
   
La France admet également la nécessité d'une intégration européenne accrue mais par étapes et strictement subordonnée à la mise en place de nouveaux instruments de relance économique, de solidarité et de stabilisation financières.

Selon une source diplomatique, le Royaume-Uni, d'habitude opposé à une intégration européenne poussée, appuie pour sa part pour la première fois une approche de type fédéral de la gestion de la zone euro, dont il subit la crise économique.

François Hollande, qui n'a pas, comme c'est la tradition, recherché un accord avec l'Allemagne avant de présenter ses propositions, a trouvé un allié en Mario Monti, dont le pays emprunte à des taux plus de trois fois et demi plus élevés que l'Allemagne et plus de deux fois plus élevés que la France.

Le président du Conseil italien a souhaité mardi, au sommet du G20, au Mexique, que le Mécanisme et le Fonds européens de stabilité financière (MES et FESF) puissent acheter de la dette émise par les pays de l'euro les plus en difficulté pour en faire baisser le coût. (voir )

Une proposition appuyée par François Hollande, pour qui "les pays vertueux, comme l'Italie, qui a rétabli ses comptes publics", doivent pouvoir emprunter à des taux différents de ceux de pays considérés "comme n'ayant pas fait d'efforts". Il a cependant admis que ce n'était encore qu'une idée.

La présidence française attend au moins du mini-sommet de Rome "le constat d'un certain nombre de convergences", après un mois de discussions intenses et parfois de frictions dans un couple franco-allemand de nouveau en première ligne.

L'exercice est considéré à Bruxelles d'un oeil nettement plus prudent. "On est encore un peu loin d'un consensus tant on part de positions éloignées", dit-on de source européenne. "On ne fera pas un compromis contre les Allemands mais avec eux. Il faut trouver le moyen de les faire bouger."

Le débat porte tout autant sur des questions de tempo que de contenu : quel degré de solidarité entre les pays de la zone euro peut-il être instauré dès maintenant et qu'est-ce qui peut être étalé dans le temps ?

(Avec dépêches)

RESTEZ INFORMÉ !
Voir la dernière newsletter
Vous aimerez aussi

Publicité

Ajouter un commentaire

Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.

11commentaires
Signaler un abus top roertanmieux le 22/06/2012 à 18h52 ayez confiance, le mou s' occupe de nous
il parle de croissance
par contre la sienne il a oubliée
Signaler un abus top forcep le 22/06/2012 à 14h58 le guignol de service est facile à trouver
Signaler un abus top antalice le 22/06/2012 à 11h42 qui critiquait que NS était un président omniprésent ? les verts doivent être content avec tout les voyages que FH fait depuis 1 mois, la couche d'ozone en prends un petit coup
Signaler un abus top crmr78 le 22/06/2012 à 10h35 43000 km en 50 jours et on critiquait NS pour ses voyages, heureusement qu'il ne les fait pas en voiture ou en train le normal, car il n'y arriverait pas. Il doit bien s'apercevoir que d'être président(lui président) ne peut agir normalement. Il ment à la terre entière. c'est un affabulateur.
Signaler un abus top anckou le 22/06/2012 à 09h46 donc en europe nous ne sommes plus que 4
Signaler un abus top palmier72 le 22/06/2012 à 09h30 Plus ça va plus je regrette le temps où chacun menait sa barque, que les frontières étaient fermées.
Signaler un abus top berni54 le 22/06/2012 à 09h28
rtl ferait bien d'informer correctement

ayrault lors d'un entretien a la presse allemande

vient de renvoyer les euros bond aux calanques Greques



les menteurs sont pris en flagrant delit
Signaler un abus top lila06 le 22/06/2012 à 09h25 La France est désormais à la tete des pays du club med ou si l'on préfère la France est devenue le chef de la bande des cancres qui, près du poele, chahutent le premier de la classe.
Avec comme solution envisagée, utiliser la carte de crédit allemande .
Que M.Monti demande de l'aide, c'est logique, il a mis en oeuvre une politique de rigueur très courageuse. FH n' a en revanche, vu son programme électoral, AUCUNE légitimité pour le faire( à moins qu'il se transforme en G.Schroder)
Signaler un abus top millios59 le 22/06/2012 à 08h52 c'est très simple, les allemands ne veulent plus payer les dettes de leurs voisins et ils ont raisons.

Signaler un abus top mimi18240 le 22/06/2012 à 08h43 oups, ça risque d'etre houleux...
Voir tous les commentaires

Publicité

Retrouvez nos maisons d’exception en ile-de-france Retrouvez nos appartements d’exception en ile-de-france Offres Immobilières

Publicité

Publicité

11