Christophe Mauri - Comment j'ai publié mon premier Roman Jeunesse!
Créé le 13/01/2012 à 22h50

L'opposition attribue la perte du triple A à la politique de Nicolas Sarkozy. / AFP
L'opposition tire à boulets rouges sur Nicolas Sarkozy, suite à la dégradation de la note française attribuée par Standard and Poor's. A commencer par Jean-Marie Le Guen. Le député PS évoque le "triple échec" de l'actuel président de la République. Même son de cloche du côté d'Eva Joly, qui constate "l'échec de la politique de Nicolas Sarkozy". Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, s'érige contre l'agence américaine, en appelant à la résistance dans "la guerre de la finance contre la France". Enfin, Marine Le Pen se félicite de la "fin du mythe du président protecteur".
Le "triple échec" du "président protecteur"
Un "échec de la politique de Sarkozy" pour Eva Joly (EELV), un "triple échec" même selon le député PS Jean-Marie Le Guen : l'opposition a rapidement pris pour cible le chef de l'État face à l'imminence d'une perte du Triple A.Elle traduit "l'échec de la politique de Nicolas Sarkozy, de ses cadeaux fiscaux", a affirmé à la presse Mme Joly, la candidate écologiste. "Plus que jamais, il est temps de redresser la barre, l'austérité ça ne sert à rien, comme on le voit en Grèce", a-t-elle poursuivi, fustigeant les "mesures inutiles et contre-performantes" des politiques d'austérité qui "créent le malheur".
Sur le même mode, Jean-Marie Le Guen a évoqué sur BFMTV "un
triple échec pour Nicolas Sarkozy: échec de sa politique économique
depuis cinq ans qui a mené la France dans cette situation", "échec de la
gestion de la crise" et "échec social".
Sur un ton martial, le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, a lancé un appel à "résister à la guerre de la finance contre la France". "L'agence de notation Standard & Poor's déclare la guerre de la finance contre la France. Il faut résister. Se coucher devant la finance aiguise son appétit. La capitulation grecque l'a prouvé. Il faut rendre les coups."
La présidente du Front national, Marine Le Pen, a quant à elle déclaré que la perte du triple A de la France signait "la fin du mythe du président protecteur" et "disqualifie tous ceux" qui ont défendu l'euro. "Nicolas Sarkozy et François Hollande cherchent à tout prix à échapper à ce débat qu'ils refusent d'ouvrir depuis des semaines et des semaines. Avec la perte du 'triple A', les Français doivent exiger des candidats à la présidentielle précisément quel est leur projet et comment ils entendent sortir de cette spirale qui semble inéluctablement nous mettre sur le chemin de la Grèce, de l'Italie et de l'Espagne."
Pour François Bayrou, candidat du MoDem, cela signe "des années d'échec et de dérive extrêmement lourds" et que "le statut" de la France en Europe allait en "souffrir politiquement". "La cause n'est évidemment pas seulement dans les cinq années Sarkozy, le mal vient de plus loin (...) les gouvernements successifs de gauche et de droite portent leur part de responsabilité" "Cette dégradation-là, elle signe des années d'échec et des années de dérive".
Pour Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, qui a publié un communiqué, "M. Sarkozy restera le président de la dégradation de la France". "Cette perte du triple A sanctionne la politique suivie depuis 2007. M. Sarkozy avait dit qu'il ferait tout pour garder le triple A, qu'il avait érigé en 'trésor national'. En réalité, il a fait le contraire de ce qui était nécessaire et juste".
Dominique de Villepin, candidat à l'élection présidentielle, ancien Premier ministre a lui aussi réagi. "Oui, la France va mal. Prise dans un tourbillon infernal, elle se débat, sans le soutien du politique, lui-même divisé dans la sempiternelle guerre des partis. Oui, la France a perdu son triple A. Ce n'est pas une bonne nouvelle.La chute des fétiches n'est pas la chute de la tribu. La France se relèvera de cette perte. Elle l'a toujours fait. Elle se relèvera, pour peu qu'elle ne se complaise pas dans un culte désolé, perte de temps, d'énergie et d'amour-propre".
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