Approuvez-vous la taxe sur les sodas annoncée par François Fillon ?
Sondage ouvert le 25/08/2011
* sondage à valeur non scientifique Tous les sondages RTLCréé le 25/08/2011 à 09h50

Les logos des partis politiques / DR
Le Premier ministre François Fillon a donc annoncé mercredi un vaste programme d'austérité, destiné à compenser une croissance économique nettement revue à la baisse, censé rapporter 12 milliards d'euros de recettes supplémentaires à l'Etat en 2011 et 2012. Parmi ces mesures, vivement critiquées par le patronat et la gauche, deux au moins marquent un tournant dans la politique de Nicolas Sarkozy : une taxe exceptionnelle de 3% sur les revenus des ménages les plus aisés et des allègements de charges moins avantageux pour les entreprises sur les heures supplémentaires.
Jean-Louis Borloo, président du Parti radical (communiqué)
Les mesures d'économie annoncées par le Premier ministre François Fillon "ne sont pas à la hauteur des enjeux soulevés par la crise financière de cet été". Elles ne permettent pas non plus "le nécessaire rééquilibrage entre taxation du travail et taxation du capital", explique Jean-Louis Borloo.
Benoît Hamon, porte-parole du PS
"Ce soir, la France plonge officiellement dans l'austérité" (...) "Le seuil de tolérance des Français à la provocation et au cynisme est franchi".
Manuel Valls, candidat à la primaire PS (communiqué)
Le plan d'austérité annoncé par François Fillon n'est "ni à la hauteur des défis économiques et financiers que la France doit affronter, ni juste pour les Français". Manuel Valls estime que le Premier ministre s'était livré "à un exercice d'autosatisfaction sur la politique économique menée par le gouvernement depuis l'accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy". Pour lui les mesures annoncées "ne traduisent aucune cohérence et sont, contrairement aux effets d'annonces, essentiellement ciblées sur les classes moyennes".
Eva Joly, candidate écologiste à l'élection présidentielle (communiqué)
"La remise en cause du 'travailler plus pour gagner plus' ou la taxation des revenus extravagants sont cosmétiques, mais elles confirment la défaite de l'idéologie du candidat Sarkozy".
"Il n'y a dans les propositions du gouvernement ni anticipation, ni vision, ni volonté : prisonnier du court terme et de ses arrières pensées électorales, le Premier Ministre n'a pas su prendre la mesure de la situation".
Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la Présidentielle (communiqué)
"La politique d'austérité qui vient d'être décrétée, étranglant le budget de l'état et des collectivités territoriales, est un contresens dramatique. Elle va approfondir la récession économique et donc creuser les déficits. Elle creusera les inégalités sociales".
"Les riches ne paient que pour un temps et les autres pour toujours. Rien sur les banques rien, sur les super profits des très grands groupes".
Nathalie Arthaud, de Lutte Ouvrière (communiqué)
"C'est aux riches de rembourser leurs dettes". "Après avoir vidé les caisses publiques et endetté l'Etat jusqu'au cou en venant au secours des banquiers et des patrons dont les profits étaient menacés par la crise, mercredi soir Fillon a présenté la facture". "Auprès des patrons et des plus riches, il se propose de collecter quelques +pièces jaunes+, histoire de prétendre que les sacrifices sont équitablement partagés. Mais rien que les taxes supplémentaires sur les sodas, les alcools et le tabac rapporteront six fois plus que la contribution des plus riches !"
NPA (communiqué)
Le "plan Fillon", c'est "l'austérité pour mériter le maintien des 3A", "un tour de vis supplémentaire d'une politique d'austérité pluriannuelle qu'il veut installer". La taxation des revenus supérieurs "est une entourloupe et une goutte d'eau dans l'océan des profits des capitalistes". "Le +seuil de tolérance+ à l'austérité est atteint. L'urgence c'est la riposte unitaire du mouvement social pour bloquer la spirale infernale d'une politique de régression sociale".
Marine Le Pen, présidente du Front national (communiqué)
"Les mesures d'austérité annoncées aujourd'hui sont l'aveu de l'un des plus graves échecs du mandat Sarkozy, l'explosion de la dette. Depuis 2007, la dette publique de la France a déjà augmenté de près de 500 milliards d'euros ! Avec Nicolas Sarkozy il n'y a pas de règle d'or, mais des années de plomb, celles de la sous-croissance et de la dette."
"Dans la précipitation, pour complaire aux marchés, le gouvernement annonce des mesures qui accableront les Français à qui on ne cesse déjà de demander des sacrifices : les classes moyennes. La hausse des prix de certains produits de grande consommation est particulièrement mal venue."
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (communiqué)
"FO constate que le gouvernement évite d'aller dans l'immédiat sur le terrain de restrictions supplémentaires sur les droits collectifs et sociaux. Pour autant, la logique économique globale demeure celle de l'austérité et de la tutelle des marchés financiers".
CFDT
La CFDT a dénoncé un plan "déséquilibré" au détriment des salariés et FO une "logique économique (...) sous la tutelle des marchés".
Medef (communiqué)
La principale organisation patronale française a regretté "la répartition déséquilibrée des efforts entre l'Etat, les collectivités locales et la Sécurité sociale d'une part et les ménages et les entreprises d'autre part". Surtout, et sous réserve d'un examen précis, "un certain nombre de mesures aboutissent à des hausses de coût de production défavorables à la compétitivité", a indiqué le Medef.
Marc Pigeon, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (communiqué)
La FPI "déplore un ensemble de mesures en contradiction avec les objectifs poursuivis par le gouvernement, prises sans concertation préalable avec la profession au risque de fragiliser un peu plus un marché déjà hésitant et en décalage avec les fondamentaux du marché et les besoins des Français."
"La FPI ne peut, au vu des mesures annoncées, que confirmer les sombres prédictions qu'elle avait formulées début août: la baisse des ventes, déjà sous le seuil des 100.000 en 2011, va s'accélérer en 2012, avec ses conséquences sur l'emploi, la perte de recettes qu'elle entraineraît et la reprise des tensions sur les loyers et (le marché-ndlr) pourrait atteindre le point bas de 2008 qui avait exigé le plan de relance."
L'Union professionnelle artisanale (communiqué)
"Les mesures gouvernementales n'atteignent pas directement le pouvoir d'achat des Français qui est aujourd'hui le principal moteur de la croissance. Ainsi, le maintien de la TVA à 5,5% dans le bâtiment et l'hôtellerie-restauration est tout à fait justifié et ne doit pas être remis en cause."
"En revanche, l'UPA regrette la disposition qui tend à limiter les exonérations de charges sociales patronales sur les heures supplémentaires. Celle-ci aura pour effet d'accroître le coût du travail alors que la priorité est au contraire d'alléger les charges qui pèsent sur la main d'oeuvre."
"Il en est de même concernant l'augmentation de la taxe sur les conventions d'assurance et la hausse du forfait social qui in fine alourdiront les charges des entreprises."

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