Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 04/10/2009 à 17h55 - Mis à jour le 05/10/2009 à 07h23

Des personnes votent dans le cadre de la "votation citoyenne" sur l'avenir de la Poste, le 30 septembre 2009, à Tourcoing / AFP
Près de 60% des Français souhaitent que le gouvernement organise un référendum sur le changement de statut de la Poste : c'est ce que révèle un sondage Ifop à paraître dimanche dans "Sud-Ouest Dimanche". Depuis une semaine, les opposants à ce changement de statut organisent une votation citoyenne. Ce vote, qui n'a aucun fondement légal, a pris fin samedi en fin de journée, et les résultats ne seront connus que lundi. Le Parti socialiste a salué la "mobilisation historique" autour de la "votation citoyenne" sur La Poste, et a annoncé qu'il déposerait une proposition de loi en vue de l'organisation d'un "référendum d'initiative populaire" sur le changement de statut. Selon les organisateurs du scrutin, la participation a été forte : 2 millions de personnes seraient venues donner leur avis.
La remontée des résultats venant de toute la France est lente et dispersée, ont indiqué les militants présents au dépouillement de la votation, lancée par 62 partis de gauche, syndicats et associations opposés au changement de statut de La Poste, dont les résultats définitifs seront connus lundi matin.
La France n'a "jamais connu une telle votation citoyenne et nous n'avons pas les moyens du ministère de l'Intérieur", s'est excusé Michel Pesnel (FO), installé dans la mairie du IIe arrondissement de Paris, devenue quartier général du comité national contre la privatisation de La Poste.
Le gouvernement s'est employé, par la voix de son ministre du Travail Xavier Darcos, à démentir tout projet de privatisation et à attribuer aux socialistes la décision d'ouvrir l'entreprise publique à la concurrence.
"Il y a un système de concurrence qui apparaîtra à partir de 2011. En 1997, quand M. Jospin était Premier ministre, on a décidé de faire entrer La Poste dans cette évolution, dans ce monde de la concurrence", a déclaré M. Darcos.
Revenant sur le projet de loi prévoyant la transformation de La Poste en société anonyme à capitaux publics au 1er janvier 2010, le ministre s'est défendu de toute privatisation larvée, assurant que "cette évolution ne supprime pas les missions de service public" de l'entreprise.
"Moi, si demain je me présente dans un bureau de poste et que je dois voter pour ou contre la privatisation de La Poste, je mettrai un bulletin 'non'. Je suis contre la privatisation de La Poste", a-t-il insisté. "Mais je n'aurai pas besoin de le faire car elle ne sera pas privatisée."
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