ÉCONOMIE AUTO

Obama met General Motors et Chrysler au pied du mur

Créé le 30/03/2009 à 18h00 - Mis à jour le 30/03/2009 à 19h07

Barack Obama

Barack Obama / AFP

Ultimatum pour General Motors et Chrysler. Jugeant insuffisants leurs efforts pour justifier de nouvelles aides fédérales, le président américain Barack Obama a donné lundi respectivement 60 et 30 jours aux deux constructeurs pour "se restructurer de manière fondamentale" afin d'être à nouveau compétitifs. En cas d'échec, les procédures de faillite contrôlée pourront être mises en oeuvre. "Mon administration va offrir à GM et Chrysler une période de temps limitée envers les créanciers, les syndicats et les autres parties prenantes pour se restructurer de manière fondamentale, afin de justifier l'investissement supplémentaire d'argent du contribuable", a déclaré Barack Obama, en présentant son plan en faveur de l'industrie automobile à la Maison Blanche. "Nous ne pouvons pas continuer à excuser de mauvaises décisions", "et nous ne pouvons pas laisser la survie de notre industrie automobile dépendre d'un flot ininterrompu d'argent du contribuable".

Face à la plus grave crise du secteur depuis 27 ans, Barack Obama a exigé des "concessions douloureuses" et des "efforts sans précédent" pour sauver l'industrie automobile, "symbole de l'esprit américain" et "pilier de notre économie". "Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas, et nous ne laisserons pas notre industrie automobile simplement disparaître", a-t-il assuré, soulignant toutefois que celle-ci "n'avance pas assez vite dans la bonne direction".

Dans l'urgence, les deux constructeurs, qui emploient environ 140.000 personnes aux Etats-Unis, sont donc mis au pied du mur. Chrysler, dont la situation est, selon Obama, la plus "délicate", dispose de 30 jours pour signer un accord de partenariat avec Fiat, car le constructeur "a besoin d'un partenaire pour rester viable". Si les négociations aboutissent, "nous envisagerons de prêter jusqu'à six milliards de dollars (4,55 milliards d'euros) pour permettre à leur plan de réussir", a indiqué le président américain.

A General Motors, le chef de la Maison Blanche a accordé un délai de 60 jours -pendant lesquels l'Etat américain lui fournira un "capital de travail adéquat"- pour proposer un plan de restructuration acceptable pour l'administration. "Le gouvernement américain n'a aucun intérêt à diriger GM, nous n'avons aucune intention de diriger GM", a-t-il indiqué. Quant à la démission du PDG Rick Wagoner, poussé vers la sortie par la Maison Blanche dimanche soir, il s'agit "de reconnaître le fait qu'il faut une nouvelle vision et une nouvelle direction pour créer le GM du futur".

A écouter aussi :
Le PDG de General Motors poussé à la démission par la Maison Blanche

Publicité

J’ai besoin de :
Ménage
Garde d’enfants
Jardinage
Aide aux Seniors

Publicité

Publicité