Crédit : Christophe Ponzio
Crédit : Philippe Roy-Contancin
"Pour l'instant, j'attends que les responsables de Peugeot nous disent ce qu'ils veulent. Ils ne l'ont pas dit", a relevé M. Sapin sur i-Télé. "C'est quand même la moindre des choses s'agissant du dialogue social", a ajouté le ministre relevant que la direction de PSA n'a pas encore informé les partenaires sociaux du sort qu'elle entendait réserver au site qui est l'un des plus gros employeurs de Seine-Saint-Denis avec 3.000 CDI et 300 intérimaires. "C'est à eux de dire leur analyse, de dire leurs propositions et à ce moment là, l'Etat sera présent", a ajouté Michel Sapin.
Les syndicats estiment que l'arrêt de la production à Aulnay, dont le sort fait l'objet de fortes inquiétudes depuis un an, sera annoncé avant le début des congés payés imposés en août.
Des mesures pour remonter la pente
Le premier fabriquant de véhicules "made in France" a la moitié de ses douze usines européennes en France. Son cours de Bourse s'est littéralement effondré : il a reculé de 75%. PSA a alors vendu le siège parisien,a mis en place un plan de réduction de 6.000 postes à travers l'Europe et a déjà engagé un milliard d'euros d'économie supplémentaires.
PSA est également menacé parce que ses ventes sont en chute de 15%, ce qui place l'entreprise dans une inextricable situation de surcapacités. Quand on examine l'ensemble de ses sites européens, on découvre qu'ils ne tournent globalement qu'à 75% de leurs capacités.
L'usine, PSA, un cas unique
Depuis 1992 et la fermeture de Renault à Billancourt, aucune usine d'assemblage n'a été fermée en France. Aulnay serait donc la première fermeture du 21ème siècle. L'annonce semble ne plus faire de doute vendredi, les syndicats semblent résignés. Cette décision prouve ls difficultés, pour ne pas dire de l'impossibilité de fabriquer des petits véhicules en Europe occidentale.
Aulnay, qui ne produit que la C3 qui est en fin de vie, est spécialisée dans le segment B, c'est-à-dire, celui des petites citadines où les capacités de production en Europe sont déjà très excédentaires et, pire encore, où les marges bénéficiaires sont pelliculaires. Avec ces deux contraintes, il ne peut pas garder des usines à petite vitesse car les coûts fixes sont impossibles à amortir.
Ecoutez la chronique de Christian Menanteau "Aulnay serait la première fermeture d'usine d'assemblage du 21ème siècle".
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10/04/2013 - 09h48
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