Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 15/04/2008 à 17h51 - Mis à jour le 16/04/2008 à 07h47

Habituellement, la hausse du Smic intervient le 1er juillet / AFP
Les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,8% en mars par rapport au mois précédent, soit une hausse de 3,2% sur les douze derniers mois. Conséquence mécanique : le niveau d'inflation va déclencher une hausse du Smic de 2,3% au 1er mai - et non au 1er juillet. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, table sur une décélération en deuxième partie d'année.
Dans son communiqué, l'Institut national de la Statistique et des Etudes économiques précise qu'il faut remonter à janvier 1987 pour trouver une progression mensuelle au moins aussi importante (+0,9%). Sur un an, les prix ont progressé de 3,2%, après +2,8% en février.
Dans l'alimentation, les étiquettes ont progressé de 0,4% sur un mois et de 5,3% sur un an. La hausse est de 1,2% pour les produits manufacturés (+0,5% sur un an), avec une augmentation des prix de 6,7% en mars pour le secteur de l'habillement et des chaussures. L'énergie est repartie à la hausse en mars (+2,7%) après une légère accalmie en février (-0,6%). Mais les produits pétroliers montent plus vite (+4,3%).
L'inflation a franchi en mars le seuil qui déclenche un relèvement automatique de 2,3% du Smic au 1er mai. D'habitude, la hausse du salaire minimum attend le 1er juillet, mais si en cours d'année l'indice de référence pour les prix atteint ou dépasse le cap de 2%, une revalorisation intervient au début du mois suivant la publication du chiffre. Plus de deux millions de salariés sont concernés, payés actuellement 8,44 euros brut de l'heure, soit 1.279 euros mensuels à condition d'être à temps plein (1.000 euros nets), ce qui n'est pas le cas de tous.
"D'un strict point de vue mécanique et mathématique, on arrivera dans la deuxième partie de l'année 2008 à une stabilisation voire à une légère baisse par rapport au taux que nous observons actuellement", a indiqué la ministre de l'Economie, Christine Lagarde.
Par ailleurs, les prix du gazole, de l'essence et du fioul domestique en France ont atteint la semaine dernière de nouveaux records, dans le sillage de ceux du brut.
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