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Créé le 29/12/2011 à 15h59

Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste. / AFP
Le sort des salariés de SeaFrance sera scellé très bientôt. Le Tribunal de Commerce de Paris pourrait prononcer dès la semaine prochaine la liquidation de la Compagnie de ferries. Pourtant, les employés se battent pour reprendre leur entreprise. Le syndicat CFDT majoritaire, veut créer une société pour ça, mais il n'y a pas de financement. Jeudi matin, le porte-parole du Parti Socialiste, a voulu apporter son soutien à cette initiative. Benoit Hamon, a reçu une délégation de Seafrance, rue de Solférino à Paris. Et il a acheté symboliquement une part de cette société de reprise en gestation, tout en critiquant l'inertie de l’État.
"J'ai pris deux parts pour 100 euros, je suis donc le 828e contributeur. Il en faudrait beaucoup d'autres pour arriver à réunir les millions nécessaires mais celui qui manque est celui qui devrait être là au regard du discours de ceux qui nous gouvernent: l’État", a déclaré à la presse M. Hamon, en présence d'une délégation de SeaFrance.
"Le président de la République va faire ses voeux dans deux jours, on attend d'avoir un peu d'engagement mis à part de regarder les mauvaises nouvelles passer et de vanter les mérites d'une relocalisation en Haute-Savoie par Rossignol de quelques dizaines d'emplois", a-t-il poursuivi.
Pour le porte-parole du PS, "il n'y a rien de pire, quand on vient en trois mois de faire 90.000 chômeurs de plus, de laisser une entreprise viable disparaître avec 1.000 emplois directs et 1.000 emplois induits".
Il a aussi insisté sur le fait qu'élus et collectivités "de droite comme de gauche" se sont investis, apportant 15 des 50 millions nécessaires au projet de Scop.
Les 35 millions restants pourraient être "avancés par le Fonds stratégique d'investissement (FSI)". "On n'a pas fait le FSI juste pour les nanotechnologies.
Là, il y a des emplois très concrets qu'on peut garder plutôt que de subventionner des licenciements", a-t-il fait valoir, suggérant de "faire bon usage" du "joli pactole de 230 Millions d'Euros de dividendes versé l'an dernier à l'Etat par la SNCF", dont SeaFrance est une filiale.
Si le PS remporte les élections en 2012, "nous créerons un statut du salarié-repreneur qui permettra que les offres des salariés soient prioritaires", a affirmé M. Hamon, qualifiant le dossier SeaFrance de "cas d'école".
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