Christophe Mauri - Comment j'ai publié mon premier Roman Jeunesse!
Créé le 02/04/2009 à 19h14 - Mis à jour le 02/04/2009 à 20h44

Les dirigeants des 20 pays (jeudi 2 avril 2009) / AFP / E. Feferberg
Le sommet du G20 a décidé jeudi à Londres d'accroître considérablement les ressources des institutions financières internationales pour combattre la récession et de publier une liste des paradis fiscaux, consacrant selon le Premier ministre Gordon Brown la naissance "d'un nouvel ordre mondial". L'ensemble des mesures prises par le G20 devrait permettre d'injecter 5.000 milliards de dollars dans l'économie mondiale d'ici la fin 2010, selon M. Brown.
La conférence de presse finale de Nicolas Sarkozy au G20 (avec notre partenaire Public Sénat) :
Les dirigeants des grands pays développés et émergents étaient réunis
pour "faire face au plus grand défi auquel fait face l'économie
mondiale dans les temps modernes", selon les termes de leur communiqué
final, beaucoup plus agressif et concret que dans la plupart des
réunions de ce genre. Ils ont en particulier décidé de tripler les
ressources du Fonds monétaire international (FMI) à 750 milliards de
dollars, d'autoriser le FMI à émettre des Droits de Tirages spéciaux
(DTS) pour 250 milliards de dollars et à vendre de l'or, le tout
représentant un total de 1.100 milliards de dollars. Le G20 va
également consacrer 250 milliards de dollars pour soutenir le commerce
international.
Une liste des paradis fiscaux va également être
publiée immédiatement par l'OCDE pour décourager l'évasion fiscale, une
publication qui était exigée par l'Allemagne et la France. "L'ère du
secret bancaire est révolue", assure notamment le communiqué.
Par
ailleurs, les pays du G20 se sont mis d'accord pour mettre en oeuvre de
"nouvelles règles" sur les salaires et les bonus des dirigeants au
niveau mondial. Un conflit était apparu ces derniers jours entre pays
européens soucieux de mettre en oeuvre prioritairement une réforme de
la régulation financière, et les Etats-Unis qui prônaient de nouveaux
engagements de relance de la part de leurs partenaires. Mais ces
divergences ont été totalement lissées dans le communiqué final.
M.
Brown a considéré que ce sommet marquait la naissance d'un "nouvel
ordre mondial" émergeant de la crise économique, saluant "le jour où le
monde s'est mis ensemble pour combattre la récession". "Nous partons du
principe que la prospérité est indivisible que la croissance pour être
durable doit être partagée (...)". Nous pensons que la seule fondation
sûre d'une mondialisation soutenable et l'augmentation de la prospérité
pour tous est une économie ouverte fondée sur le principes de marché,
une régulation efficace et des institutions mondiales solides", affirme
le communiqué.
La plupart des dirigeants se sont montrés très
satisfaits de l'issue des débats. Le président Nicolas Sarkozy s'est
déclaré "heureux" que ce sommet soit allé "au-delà de ce que nous
pouvions imaginer". La chancelière allemande Angela Merkel a estimé
pour sa part que l'accord trouvé au G20 représentait un "compromis
historique pour une crise exceptionnelle". Le président américain
Barack Obama, a estimé que le sommet avait été "très productif" et
constituait "un tournant". Il a salué un "ensemble sans précédent
d'actions coordonnées".
Ecouter aussi :
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- Carla Bruni-Sarkozy n'était pas au dîner du G20 mercredi
- Un mort dans les manifestations anticapitalistes à Londres
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- Le quizz du G20
Voir aussi LE BLOG DE PHILIPPE ANTOINE, le correspondant RTL aux USA
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