Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 01/07/2010 à 12h16 - Mis à jour le 01/07/2010 à 12h45

Bon bilan sur l'emploi, déception sur les prix ! / AFP
Il y a un an tout juste, la TVA était réduite pour les restaurateurs de 19,6% à 5,5%. Initialement, cette coûteuse mesure (près de trois milliards pour l'Etat !) devait permettre d'embaucher et de baisser les prix dans les cafés et les restaurants. A l'heure des bilans, il s'avère que l'addition n'est pas moins salée pour les consommateurs : à peine 1,3% selon l'Insee...
Mesure promise par Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy, obtenue après sept années de négociations auprès de la Commission européenne, elle n'a cessé de faire polémique depuis sa mise en place, le 1er juillet 2009. Défendue bec et ongles par les professionnels et le secrétaire d'Etat au Commerce, Hervé Novelli, qui mettent en avant un "bon bilan" en terme d'emploi, elle est jugée trop chère pour ses détracteurs - 2,4 milliards d'euros par an.
Moins d'un restaurateur sur deux a, en effet, joué le jeu d'une baisse des tarifs d'au moins 11,8% sur une partie de la carte, qui devait se traduire au total par une baisse de 3%. Au final, selon l'Insee, la baisse toutes prestations confondues a été de 1,41% dans les restaurants et de 0,95% dans les cafés depuis un an. Une tendance confirmée par une enquête de l'UFC-Que Choisir portant sur 1.544 lieux de restauration dans 62 départements.
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