Crédit : Alexia Kefalas
Crédit : AFP TV
Un vote qui vaut 130 milliards d'euros
L'avertissement solennel de M. Papademos a été lancé en conseil des ministres, au soir d'une première journée de grève générale dans le pays, émaillée de violences en marge des manifestations qui protestaient contre la rigueur imposée par les créanciers du pays.
Sans vote au parlement en faveur d'un programme économique de rigueur drastique, la Grèce n'a aucune chance de recevoir le premier centime d'une aide de 130 milliards d'euros préparée par l'UE et le FMI pour lui éviter un défaut de paiement incontrôlé en mars lorsqu'il devra rembourser une échéance de 14,5 milliards d'euros.
Ce vote, explicitement demandé par les bailleurs de fonds, doit marquer l'acceptation des Grecs des réformes d'assainissement demandées en plus de l'engagement écrit des chefs des partis politiques, car le programme de prêt doit s'étaler jusqu'en 2015, loin au delà de la durée de vie prévisible de l'actuel gouvernement.
Un accord sur les mesures d'austérité exigées de la Grèce par l'UE et le FMI avait été atteint dans la semaine, selon M. Papademos, mais le plus petit partenaire de la coalition, le parti d'extrême-droite Laos, s'est retiré du gouvernement vendredi pour protester contre les mesures projetées.
Les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro lui avaient signifié explicitement cette semaine qu'elle devait consentir des mesures d'austérité supplémentaires pour que soient débloqués des prêts décidés dans le cadre du premier plan d'aide de 171 milliards de dollars en suspens depuis octobre.
Parmi les mesures imposées : une réduction de 22% du salaire minimum (porté à 480€ par mois), le licenciement de 15.000 fonctionnaires et des coupes sur certaines pensions de retraite.
Une action coup de poing avant la manifestation monstre de dimanche
Des militants du front communiste syndical grec Pame ont déployé samedi matin sur l'Acropole d'Athènes deux banderoles géantes dénonçant "la dictature du monopole" de l'Union européenne (UE) envers la Grèce qui doit adopter ce week-end un nouveau plan d'austérité pour éviter la faillite.
Les banderoles sont restées en place environ une heure avant que les militants du Pame ne les retirent de ce site censé faire l'objet d'une sourcilleuse surveillance.
Coutumier des opérations coup de poing et médiatiques, le Pame a déjà par trois fois déployé des banderoles sur l'Acropole, la dernière en juin avant le vote d'une précédente cure d'austérité en Grèce.
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10/04/2013 - 09h48
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