
Le ministère des Finances à Bercy
Crédit : AFP / ArchivesCrédit : Bénédicte Tassart
Crédit : Bénédicte Tassart
"Faux plat économique"
+ 0,2% au dernier trimestre 2011 : disons que c'est un soulagement. La production, l'investissement et la consommation en France ont tenu à peu près le choc. Les économistes étaient pessimistes. Ils prévoyaient une croissance en berne, négative.
Mais finalement, l'année dernière, il n'y aura eu qu'un trimestre en-dessous de zéro sur les quatre, et la croissance annuelle s'affiche à 1,7%, après 1,3% en 2010. Mardi, le ministre de l'Economie, François Baroin, qui connaissait déjà le chiffre, evoquait un "faux plat économique".
Mais vous le savez, on s'inquiète toujours. Et maintenant, on fait fonctionner les calculettes pour les trois premiers mois de cette année. Et là pour le début 2 012, la situation devrait se corser. Si la France réduit ses déficits, elle ne devrait plus avoir les moyens de relancer la machine économique, et la contagion de la crise grecque n'est toujours pas à exclure.
Regardez : mardi sont sortis les chiffres de l'emploi en France. Notre pays détruit des emplois. Premier secteur à souffrir en ce moment : l'intérim. Alors 0,2% de croissance au dernier trimestre 2011 : ouf ! Mais ce n'est pas assez. Un millier de personnes se retrouvent chaque jour au chômage.
Ralentissement de la consommation
La consommation des ménages a légèrement ralenti en fin d'année (+0,2% au quatrième trimestre après +0,3% au troisième), tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF), autrement dit l'investissement des entreprises, accélérait (+0,9% après +0,2%).
Globalement, la demande intérieure finale (hors stocks) a contribué positivement à la croissance du PIB : +0,3 point après +0,2 point.
Les exportations ont progressé au même rythme qu'à l'été (+1,2%) alors que les importations reculaient (-1,2% après +0,7%). En conséquence, le solde du commerce extérieur a contribué positivement à la croissance : +0,7 point après +0,1 point.
Cet effet est cependant plus que compensé par les variations de stocks des entreprises qui ont pesé à hauteur de -0,8 point sur l'évolution de l'activité, après une contribution neutre au troisième trimestre, toujours selon l'Insee.
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10/04/2013 - 09h48
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