Crédit : Patrice Gabard
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Crédit : RTL
Le cri de colère d'Elisabeth
"TECHNI-COLERE ! TECHNI-COLERE ! Ça fait des années qu'on se bat dans cette boîte ! Putain !!!"
"Y a même plus de mots pour décrire ces gens-là. Ils se rendent pas compte de ce qu'ils font. Franchement, il y a des gens qui vont se retrouver sur le trottoir. Ils ont des beaux lendemains, mais pas nous. Si je les avais en face de moi... C'est inimaginable".
"Et puis c'est pas fini, c'est ça qui est horrible. Aujourd'hui, c'est nous. Demain, ça va continuer la casse. Putain, qu'est-ce qui fait Hollande ? Le changement, c'est maintenant, il paraît. Et ben, viens ! C'est maintenant ! Il faut voter des lois contre les licenciements."
"Ils s'en mettent plein les poches, ces gens-là. C'est lamentable. Tout pour les patrons ! C'est sûr que pour nous le changement, c'est maintenant, on va en chier".
Le site d'Angers liquidé
La société Thomson Angers, filiale du groupe français Technicolor, qui emploie 350 personnes, a été placée en liquidation judiciaire jeudi par le tribunal de commerce de Nanterre sans poursuite d'activité.
La direction de Technicolor avait annoncé vendredi dernier le dépôt de bilan de son usine d'Angers, qui est aussi son dernier site de production en Europe.
L'usine de fabrication de décodeurs numériques, lourdement endettée, n'a pas réussi à résister à la concurrence asiatique qui a incité Technicolor à se tourner, pour l'avenir, vers des pays à bas coûts comme la Chine et l'Indonésie.
Jeudi, lors d'une audience devant le tribunal de commerce, les représentants des salariés avaient demandé le rejet de la demande de cessation de paiement et donc de l'ouverture d'un redressement judiciaire.
Selon Odile Coquereau, secrétaire du CE de l'usine de Thomson Angers SAS, "la direction a demandé le redressement judiciaire car elle veut céder l'entreprise à des repreneurs qui implanteraient une autre activité" sur le site. Elle a ajouté que "la direction avait fait part de plusieurs hypothèses de reprises mais à ce jour il ne s'agit que de marques d'intérêt".
Pour les salariés, "c'est Technicolor qui envoie son activité au Vietnam et en Chine, c'est à Technicolor d'assumer ses actes", avait affirmé Mme Coquereau.
Une quinzaine de salariés étaient présents jeudi devant le tribunal, derrière une banderole proclamant "non à la faillite programmée". Olivier Besancenot (NPA) était venu apporter son soutien.
Mardi, l'intersyndicale de Technicolor avait été reçue par Fleur Pellerin, ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif.
Avant de devenir ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg avait déclaré pendant la campagne présidentielle que Technicolor serait un des dossiers prioritaires du nouveau gouvernement.
(Avec AFP)
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10/04/2013 - 09h48
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