La BCE abaisse ses taux à un nouveau plus bas historique

Comment doper d'une façon ou d'une autre l'économie européenne ? La Banque Centrale Européenne a baissé jeudi son principal taux directeur à 0,75%. C'est un plancher historique : de quoi apporter une bouffée d'oxygène aux banques qui empruntent auprès de la BCE. Pourtant les places financières européennes ont fini dans le rouge.

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Malgré la nouvelle, les places financières ont fini dans le rouge : les explications de l'économiste Marc Touati

Crédit : Blandine Quemeneur

Une mesure jugée insuffisante par les économistes

La Banque centrale européenne (BCE) a baissé jeudi son principal taux directeur à son plus bas niveau historique, dans une tentative de doper une économie en zone euro toujours morose, une mesure toutefois jugée insuffisante par les économistes pour éviter la tempête.

La baisse de taux --d'un quart de point à 0,75%-- était largement attendue.

Censée apporter une bouffée d'oxygène aux banques, et par ricochet aux entreprises et ménages, elle était considérée dès avant son annonce comme inadaptée pour redonner du souffle à une région empêtrée depuis deux ans et demi dans la crise de la dette et confrontée à la récession de plusieurs de ses membres.

C'est "largement symbolique" dans le contexte actuel, a immédiatement commenté Jennifer McKeown de Capital Economics, tandis que le président des Caisses d'épargne allemandes Georg Fahrenschon estimait que cette baisse d'un taux "proche de zéro à encore plus proche de zéro n'aura pas un effet conjoncturel notable".

Mercredi, trois instituts de conjoncture (l'Insee français, l'Ifo allemand et l'Istat italien) ont prédit un recul du Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro aux deuxième et troisième trimestres, soit une récession technique.

Les effets du sommet européen déjà dissipés ?

Jeudi, l'Espagne a dû à nouveau consentir des taux en hausse pour emprunter à dix ans, laissant craindre que les effets positifs du sommet européen de la semaine dernière --notamment sur le marché obligataire-- ne se soient déjà dissipés.

Face à ces mauvaises nouvelles, conjuguées à des indicateurs de confiance en berne, les économistes jugent que seule une intervention significative de la BCE sur le marché obligataire secondaire --où s'échangent les titres déjà émis--, c'est-à-dire une reprise de ses achats de dette publique, pourrait véritablement calmer le jeu.

Un avis partagé par la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, selon qui "si l'on cherche une vraie solution, l'expansion du programme de rachat de dette publique est le chemin à suivre".

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5commentaires
Signaler un abus top houm20 le 06/07/2012 à 10h22 ne pas se rejouir
Une diminution des taux d’intérêts n’est autre qu’une tentative d’anticiper une récession à venir
Cela ne fait qu’assurer l’apparition d’une crise future bien plus destructrice encore que celle que nous traversons actuellement
Signaler un abus top gorjess le 06/07/2012 à 06h12 Génial, les banques vont pouvoir emprunter à un taux quasi nul et pourront revendre aux état à 3 ou 4%.. Bande d'enfoirés.
Signaler un abus top crépitus le 05/07/2012 à 20h40 C'est super sympa. Merci la BCE. ils (les banquiers) vont pouvoir se partager les bonus, les stock options et les parachutes dorés. Vraiment content pour eux ...
Signaler un abus top denbas le 05/07/2012 à 19h22 Une bouffée d'oxygene pour les banques !!! mais pour nous ??????
Signaler un abus top roertanmieux le 05/07/2012 à 18h37 ha bon?
encore pour les banques!
et nous plein pot
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