Crédit : Marie-Bénédicte Allaire
Crédit : Béatrice Hadjaje
Une "cohérence" électorale qui ouvre une nouvelle ère
François Hollande a expliqué, au fil de la journée, qu'il se sentait conforté par la "cohérence" des résultats des élections législatives de dimanche. L'Élysée peut en effet compter sur une solide majorité à l'Assemblée nationale, où le Parti socialiste et ses alliés ont remporté 314 des 577 sièges.
"Tous les participants m'ont félicité", a déclaré le président de la République, lors d'une conférence de presse organisée à son hôtel de Los Cabos, au Mexique, où il participe à son premier G20. "Ils étaient impressionnés par l'ampleur de cette majorité, surtout par la cohésion, la cohérence qui peut être donnée au président de la République, au gouvernement",
"Oui, ç'a été un appui (au G20) et j'en remercie les Français", a-t-il conclu. D'autant qu'il va avoir besoin de cette légitimité acquise dans les urnes pour défendre ses positions dans un contexte tendu.
Entre fermeté et compromis : un difficile jeu d'équilibriste
Une première passe d'armes a d'ailleurs eu lieu avec le Premier ministre britannique, David Cameron, qui s'est dit prêt lundi à "dérouler le tapis rouge" pour
les entreprises fuyant l'impôt en France, visant le projet de François
Hollande de relever l'imposition des contribuables les plus riches. "Cela paiera nos services
publics et nos écoles", a t-il conclu, rappelant que lui, au contraire, avait abaissé l'imposition des très hauts revenus en Grande-Bretagne.
Le président français a répliqué mardi. "Chacun doit être responsable de ce qu'il dit, je le suis. Dans un moment où la cohésion des Européens doit être forte, je ne ferai rien qui puisse l'ébrécher", a-t-il affirmé. "Sur les politiques fiscales" française et britannique, "nous ferons la comparaison".Une première passe d'armes a d'ailleurs eu lieu avec le Premier ministre britannique
François Hollande a parallèlement tenu à faire redescendre la tension d'un cran avec l'Allemagne. "J'ai recontré Angela Merkel, nous étions
assis à la même table lors de la première réunion plénière, et ensuite
au dîner", a t-il expliqué. "Nous avons été cohérents parce que nous devions affirmer la
volonté des Européens de régler toutes les questions qui se posent dans
la zone euro. C'est notre responsabilité".
Le Président a souligné la nécessité pour la France et l'Allemagne de "travailler ensemble", malgré "des points de vues qui diffèrent", notamment sur les questions de la compétitivité ou les réformes structurelles. Il donne rendez-vous au prochain Conseil européen, qui aura lieu les 28 et 29 juin. "Le 22 juin, nous allons nous retrouver à Rome" pour un sommet quadripartite (avec l'Italie et l'Espagne), "ce sera l'occasion de marquer un certain nombre de convergences. Un certain nombre de questions seront soumises au Conseil européen (28 et 29 juin), nous chercherons le compromis".
Il a conclu sur une note positive, en confiant avoir "l'impression que sur le paquet croissance, les choses avancent et avancent bien". Cette question est symbolique, car elle est jusqu'ici marquée par de fortes divergences franco-allemandes, quant aux moyens à lui allouer.
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10/04/2013 - 09h48
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