Crédit : Jérôme Florin
Lobby
C'était "notre dernière ambassade avant l'assemblée", résume un des
participants à ce déjeuner. A quelques semaines de la rentrée parlementaire, à
l'heure où le gouvernement s'apprête à faire passer certains gros textes
notamment sur la fiscalité, il n'était pas inutile pour le puissant
lobby de l'association française des entreprises privées -l'AFEP- de
venir porter quelques messages sur la compétitivité ou le coût du
travail.
"Attention aux effets pratiques de certaines annonces
spectaculaires" ont prévenu les convives, qui avaient très envie
d'aborder la question de la fameuse taxation à 75% des hauts revenus. Ce qui fut fait. Et pas à moitié...
Cet impôt est une "aberration" ont
fait savoir en substance les grands patrons, qui jugent injuste que
le président soit prêt à alléger le dispositif pour les sportifs ou les
écrivains mais pas pour les entrepreneurs.
"Une dévalorisation du
travail" se désole un poids lourd du CAC 40. A l'Elysée, on se félicite
d'une discussion "très ouverte", ce qui veut dire en langage
diplomatique qu'elle fut franche. Il est loin le temps où François Hollande fustigeait son ennemi "la finance". Mercredi, c'est son premier
ministre, Jean-Marc Ayrault, qui se rendra aux universités d'été du MEDEF, qui
réunira la crème du CAC 40.
L'Afep est présidée depuis juillet par Pierre Pringuet, directeur général du groupe de vins et spiritueux Pernod Ricard. M. Pringuet succédait alors à Maurice Lévy qui avait démissionné suite à la polémique sur sa rémunération différée de 16 millions d'euros à la tête du groupe publicitaire Publicis.
Créée en 1982, l'Afep réunit presque tous les patrons du Cac 40 et de la plupart des grandes sociétés françaises.
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10/04/2013 - 09h48
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