
Le logo de la société de gardiennage Neo Securité
Crédit : AFP/Archives / Jacques DemarthonCrédit : Christophe Ponzio
Selon la direction de Neo Security, elle vise à reprendre 3.220 emplois sur les 4.500 du groupe, le géant britannique de la sécurité G4S devant de son côté reprendre un seul contrat, celui de la surveillance de l'ambassade des Etats-Unis à Paris, qui porte sur 159 salariés.
"Je ne veux préjuger de rien, mais je suis plutôt confiant", a déclaré Jean-Christophe Chwat, président de la société de gardiennage.
Première indication, le tribunal a autorisé jeudi la poursuite de l'activité du groupe jusqu'au 1er septembre. Cette prolongation était réclamée par l'administrateur et les organisations syndicales afin de trouver une solution pour les contrats et les emplois non repris.
"Dans l'hypothèse la plus favorable, nous aurons le mois d'août pour assurer le transfert de l'activité et la reprise du personnel non-intégré dans les plans de cessions aujourd'hui", a souligné M. Chwat, remerciant le ministère du Redressement productif, "qui n'a pas ménagé ses efforts pour arriver à une solution".
300 à 400 administratifs sur le carreau
Au final, entre 300 et 400 emplois pourraient cependant ne pas être repris à l'issue de ce processus, essentiellement du personnel administratif, selon des estimations syndicales.
Lors de l'audience de jeudi, les débats ont également porté sur la structure juridique de la reprise et sur son financement, le groupe lyonnais Fiducial souhaitant placer les activités reprises dans une filiale dédiée, et non les inclure directement dans sa holding, selon l'une des sources interrogées.
Le Syndicat national des entreprises de sécurité a d'ores et déjà estimé que "le nouvel acteur" qui pourrait apparaître avec cette reprise "pouvait apporter beaucoup à un métier en restructuration".
"Notre secteur a besoin d'une vision managériale rénovée et audacieuse. L'enjeu est de taille puisqu'il en va de l'indépendance nationale de la troisième force de sécurité que constitue le métier après la police nationale et la gendarmerie", a estimé Michel Ferrero, le président de ce syndicat patronal, dans un communiqué.
Neo Security, entité opérationnelle de la holding Néo Sécurité, est en redressement judiciaire depuis le 18 juin. Plusieurs candidats avaient envisagé de déposer une offre avant de finalement se désister.
Le groupe, numéro deux de la sécurité privée en France derrière le suédois Securitas, est né en 2009 de la reprise par Jean-Michel Houry des activités françaises, très déficitaires, du britannique G4S.
Il a notamment pour clients Dassault Aviation, l'ambassade des Etats-Unis à Paris, ou encore le parc Disneyland de Marne-la-Vallée. Sa mise en cessation de paiement le 24 avril avait fait l'objet d'une forte médiatisation, intervenant entre les deux tours de l'élection présidentielle.
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10/04/2013 - 09h48
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