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Fiche pratique Randstad : les métiers en tension, ces emplois qui ont du mal à trouver preneur

Créé le 23/01/2012 à 10h00

Grutier, un de ces métiers sous tension

Grutier, un de ces métiers sous tension / AFP

Qu’est-ce qu’un métier en tension ? Ce terme désigne un métier pour lequel il existe une forte demande de recrutement que les employeurs peinent à satisfaire. Pourquoi ? 1/Le métier concerné souffre d’une mauvaise image et rebute ainsi les candidats potentiels. 2/il n’existe pas de formation adéquate. 3/ les personnes formées ne le sont pas en nombre suffisant (par exemple dans les métiers de la santé). Dans quels secteurs trouve-t-on les métiers en tension ?

Il existe des métiers en tension dans l’ensemble des secteurs de l’économie française – et à tous les niveaux de qualification, du maçon à l’ingénieur R & D. Cependant, c’est dans l’industrie et le BTP que l’ont trouve la plus grande partie d’entre eux.

Combien y a-t-il de métiers en tension en France ?

Il est difficile de chiffrer leur nombre exact. On peut néanmoins estimer qu’ils représentent un volume global de plusieurs centaines de milliers d’emplois à l’échelle du pays.

Ce sont autant d’emplois qui ne trouvent pas preneur du fait des difficultés de recrutement rencontrées par les entreprises.

Quels sont les métiers en tension ?

***INDUSTRIE
Il y a une dizaine de métiers en tension dans ce secteur.

Il s’agit plus précisément des métiers 
-    de la métallurgie : soudeurs, chaudronniers et tuyauteurs par exemple,
-    de la mécanique : tourneurs, fraiseurs, robinetiers…
-    et de l’aéronautique : ajusteur…

Ce sont des métiers manuels qui exigent des savoir-faire pointus. Surtout, ils sont très différents d’une entreprise à l’autre : par exemple, les chaudronniers peuvent aussi bien faire les cuves en inox dans lesquelles sont entreposés les grands crus que forger les ailes du Rafale.  

Mais les difficultés de recrutement dans ce secteur s’expliquent en particulier par l’inadéquation entre les formations disponibles et les besoins des entreprises industrielles. Souvent, l’Education nationale ne forme plus à ces métiers. C’est le cas par exemple pour les qualifications de chaudronnier et de tuyauteur. Les seules formations existantes sont celles assurées par les entreprises elles-mêmes ou leur organisation professionnelle (par exemple l’Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie, l’UIMM).

Par ailleurs, les entreprises industrielles peinent aussi à recruter des cadres, des ingénieurs notamment. C’est le cas par exemple des ingénieurs logistique et des ingénieurs R & D. La pénurie d’ingénieurs logistique est surtout due au manque de formation dédiée à ce métier très demandé par les entreprises depuis plusieurs années, tandis que les ingénieurs R & D sont, eux, toujours courtisés. 

***BTP
Le secteur du bâtiment et des travaux publics est l’autre grand secteur en proie à des difficultés de recrutement.

Il y a ainsi une dizaine de métiers en tension dans le BTP :
-    les métiers du gros œuvre : maçons, coffreurs, grutiers,
-    des travaux publics : maçons Voiries et Réseaux Divers, conducteurs d'engins,
-    de la finition : menuisiers de chantier, plaquistes, couvreurs, étancheurs,
-    les plombiers chauffagistes
-    et de manière générale le personnel d'encadrement de chantier : chefs d'équipe, chefs de chantier et conducteurs de travaux.

Le BTP pâtit également d’un déficit d’attractivité auprès des candidats. Pourtant, ce secteur rémunère mieux que les autres et il permet de faire carrière sans avoir de diplôme à la base.

***TERTIAIRE
Qu’il s’agisse de la comptabilité, de la finance, du commercial ou du marketing, la plupart des activités tertiaires sont concernées par les métiers en tension :
- gestionnaire de paie
- comptable unique
- juriste en entreprise
- responsable commercial
- crédit manager
- ingénieur commercial
- conseiller téléphonique

Particularité du tertiaire, ce sont tout autant les métiers que les compétences qui sont en tension.  Par exemple, pour les assistants commerciaux, l’adéquation entre l’offre et la demande de travail  est rendue compliquée par le fait que la décision d’embauche est très souvent prise sur la base des compétences comportementales des candidats, voire du « feeling » entre le candidat et le recruteur… S’agissant des commerciaux, les employeurs s’attachent avant tout à déceler le potentiel commercial des candidats, un processus généralement long qui ne permet pas de répondre à la forte demande des entreprises.

***MÉTIERS DE LA SANTE
Les pénuries de recrutement affectent en particulier les métiers :
-    d’infirmières (toutes spécialités confondues)
-    de masseurs-kinésithérapeutes
-    de médecins.

Les départs à la retraite des infirmiers et des médecins sont en forte hausse depuis près de dix ans. Or ces départs ne sont pas compensés par l’arrivée chaque année sur le marché du travail des jeunes infirmiers et médecins, formés en nombre insuffisant.

Le site de Randstad

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