Christophe Mauri - Comment j'ai publié mon premier Roman Jeunesse!
Créé le 19/08/2011 à 07h35

Pourquoi les bourses dévissent-elles ? / AFP
L'accalmie aura été de courte durée... Nouvelle séance catastrophique à la Bourse de Paris. Affolé par les signes toujours plus évidents d'un ralentissement économique aux États-Unis, le CAC 40 a lâché 5,48%, perdant 178,30 points à 3.076,04 points dans un volume d'échanges de 4,586 milliards d'euros. Le secteur bancaire a plongé, victime de vives inquiétudes sur sa capacité à se financer. L'action Société Générale, qui a été la cible de folles rumeurs la semaine dernière, a lâché 12,34%. La dégringolade a été identique sur l'ensemble des places européennes. Wall Street a également finit dans le rouge foncé : le Dow Jones a cédé 3,68% ; le Nasdaq, 5,22%.
Nervosité extrême des investisseurs
Après une ouverture en baisse de 1,15%, le CAC 40 n'a cessé de creuser ses pertes au long de la journée, perdant jusqu'à 6% en séance. A la clôture, l'indice parisien a lâché 5,48% à 3.076,04 points. Le volume d'échanges, de 4,586 milliards d'euros, a été étoffé en ce mois estival, signe de la nervosité extrême des investisseurs.
La dégringolade a été identique sur l'ensemble des places européennes. Francfort a dévissé de 5,82%, sa plus forte chute journalière depuis novembre 2008, Londres de 4,49%, Milan de 6,15% et Madrid de 4,70%. A Paris, "on a encore vécu une séance folle. C'est une véritable capitulation, aucun secteur n'a été épargné même si les bancaires ont énormément souffert", commente Renaud Murail, gérant d'actions chez Barclays Bourse.
Le marché a accusé le coup après une série de statistiques américaines beaucoup plus faibles que prévu, ravivant les inquiétudes sur l'essoufflement de la première économie mondiale. Les ventes de logements anciens ont rechuté lourdement en juillet et l'activité manufacturière de la région de Philadelphie (Nord-Est des Etats-Unis) s'est effondrée en d'août.
Dégringolade du secteur bancaire
Le secteur financier, qui représente 20% de l'indice CAC 40, a dégringolé, Société Générale dévissant de 12,34% à 21,60 euros, Crédit Agricole de 7,29% à 6,23 euros, et BNP Paribas de 6,76% à 34,21 euros. Il a été affecté par les craintes, rapportées par le Wall Street Journal de jeudi, de la Réserve fédérale américaine.
L'institut monétaire s'inquiète de la capacité des filiales aux Etats-Unis de banques européennes à maintenir un niveau adéquat de liquidité, au cas où leurs maisons mères seraient contraintes à rapatrier brutalement des capitaux, selon le quotidien. "Cela remet au premier plan les déclarations très inquiétantes tenues récemment par le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, et qui étaient clairement passées inaperçues auprès des investisseurs", commente Alexandre Baradez, analyste marchés chez Saxo Banque.
La BCE avait annoncé le 4 août qu'elle allait venir en aide aux banques, en mettant à leur disposition des liquidités supplémentaires. L'institut monétaire avait déjà procédé à ce type d'opérations pour faire face à la crise mondiale, mais elle y avait mis un terme fin 2009.
Publicité
Publicité
Publicité