Christophe Mauri - Comment j'ai publié mon premier Roman Jeunesse!
Créé le 13/02/2012 à 00h01

Les manifestants s'opposent aux forces de l'ordre devant le parlement. / AFP
La tension est montée tout au long d'une journée cruciale pour le pays. Le parlement grec a voté une nouvelle série de mesures d'austérité dans la soirée de dimanche, afin de bénéficier d'un nouveau plan d'aide de 130 milliards d'euros, et ainsi éviter la faillite. Parmi celles-ci, un abaissement de 22 % du Smic, une dérégulation du marché du travail, et une réforme des retraites complémentaires. Dimanche après-midi, les manifestations destinées à protester contre ces nouvelles réformes ont réuni 100.000 personnes (80.000 à Athènes, 20.000 à Salonique). Dans la capitale, le face-à-face avec les forces de l'ordre a mal tourné. Six personnes ont été blessées, puis hospitalisées. En début de soirée, dix-huit bâtiments ont été incendiés sans que les pompiers puissent intervenir. La situation est peu à peu revenue à un calme précaire.
Affrontements violents
Dimanche, les
incidents ont commencé à Athènes quand un groupe de contestataires regroupés
devant le parlement a fait pression sur l'important cordon policier
disposé autour du bâtiment. La police a aussitôt riposté en faisant
usage de gaz lacrymogène.
Les manifestants se sont alors retirés dans
les rues adjacentes, qui se sont transformées en champs de bataille :
des manifestants jetaient des pierres, des morceaux de marbre et des
cocktails Molotov sur les forces antiémeutes.
Les heurts se sont poursuivis pendant plus de deux heures dans le centre-ville.
En début de soirée dimanche, une dizaine de bâtiments vides étaient en flamme dans le centre d'Athènes, incendiés pour la plupart par des jets de cocktails molotov. Selon le porte-parole des pompiers, Nikolaos Tsongas, les véhicules de pompiers ne peuvent pas s'approcher des lieux des sinistres en raison du nombre de gens dans les rues.
La police du coup a appelé les citoyens à aider les pompiers à participer à la lutte anti-incendie, le nombre de bâtiments en feu s'élevait à 18. 
Vives inquiétudes sur le plan social
Ce paquet de mesures
qui a reçu le soutien des deux partis au gouvernement de coalition
(socialiste et conservateur) a néanmoins provoqué de sérieux remous et fissures, avec la démission de six ministres durant la semaine.
Comprenant
un abaissement de 22% du salaire minimum (et de 32% pour les jeunes de
moins de 25 ans), une dérégulation du marché du travail, réforme des
retraites complémentaires, mais aussi des réformes de la fiscalité et de
la justice, l'ensemble du paquet est contesté dans les rues grecques à l'appel des syndicats qui dénoncent le "chantage" de la troïka des bailleurs de fonds du pays au bord de la faillite.
Un prêt de 130 milliards d'euros à la clé
Avec cet aval du parlement, le Premier ministre Lucas Papademos a reçu mandat du parlement pour réaliser les réformes d'austérité demandées par les partenaires européens et créanciers de la Grèce en échange d'un nouveau prêt d'au moins 130 milliards d'euros pour lui éviter la perspective d'une faillite rapide.
Le vote portait aussi sur un programme d'échange d'obligations réduisant sa dette à 120% du PIB d'ici 2020 via l'émission de nouveaux titres de droit britannique, dont la valeur faciale aura été réduite de moitié.
Enfin, les députés ont voté sur un schéma de recapitalisation des banques grecques prévoyant la possibilité d'une nationalisation douce si elles ne trouvent pas les moyens de se recapitaliser dans le secteur privé dans les mois à venir. 
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