Christophe Mauri - Comment j'ai publié mon premier Roman Jeunesse!
Créé le 07/02/2012 à 18h17

Les Athéniens dénoncent les nouvelles mesures d'austérité réclamées par les créanciers. / AFP
Les mesures d'austérité sont de plus en plus rudes en Grèce, et passent de moins en moins bien dans l'opinion publique. Mardi, des milliers de personnes étaient rassemblées à la mi-journée sur la place centrale d'Athènes, Syntagma, à l'appel des deux principaux syndicats du pays. Derrière les bannières "non aux licenciements dans la fonction publique", "non à la baisse du salaire minimum" et "non aux réduction des retraites complémentaires", les manifestants ont résumé leurs objections aux nouvelles réformes demandées par les créanciers du pays UE et FMI en échange d'un nouveau prêt d'au moins 130 milliards d'euros en cours de discussion.
Mesures drastiques sur les salaires
Le gouvernement a indiqué lundi qu'il prévoyait de réaliser des économies budgétaires supplémentaires de l'ordre de 1,5% du PIB, soit environ 3,3 milliards d'euros. Des économies réalisées par une réduction du salaire
minimum, des coupes dans les retraites complémentaires et par 15.000
suppressions d'emploi dans le secteur public.
Ces mesures sont réclamées par la troïka des bailleurs de fonds du pays (BCE, UE, FMI) , en échange de
l'octroi d'un deuxième prêt international de 130 milliards d'euros
décidé en octobre à Bruxelles.
Sous la pression d'un défaut de paiement dès le mois de mars, le Premier
ministre, Lucas Papademos, a tenu une nouvelle rencontre marathon lundi
tard dans la nuit, avec la délégation de la troïka pour essayer de renégocier les mesures de
rigueur qui provoquent des réactions aux sein des trois partis de la
coalition gouvernementale (socialistes, droite, extrême droite) et des
syndicats.
La troïka demande l'accord explicite des leaders politiques de la coalition sur ces réformes et sur leur mise en oeuvre avant de s'engager sur un deuxième prêt au pays après celui de 110 milliards en mai 2010.
L'acceptation de ce nouveau programme d'ajustement est aussi la condition préalable pour avaliser parallèlement un autre accord avec les créanciers privés sur la restructuration de la dette du pays (banques, caisses d'assurance, fonds d'investissement).
"Qui sait s'ils ne vendront pas l'Acropole ?"
"Les Grecs continueront jusqu'à la victoire" proclame une banderole déployée dans la manifestation athénienne mardi, sous une pluie fine. Une autre impute l'affaiblissement du pays et la récession drastique qu'il traverse aux sacrifices sociaux demandés par les créanciers du pays en échange de leur soutien financier: "chômage, pauvreté, appauvrissement du pays, c'est la faute de l'accord avec UE, FMI et BCE".
"Après nous avoir tous licencié, ils fermeront sans doute les musées. Qui sait s'ils ne vendront pas l'Acropole ?" ironise-t-il, "après, ils embaucheront de nouveaux copains à eux et la boucle sera bouclée".
Lundi soir, quelque 5.000 personnes avaient déjà bravé les intempéries pour manifester à l'appel des partis de gauche radicale et communiste, devant le Parlement.
En marge du cortège, un groupe de manifestants nationalistes grecs a brûlé mardi un drapeau allemand et tenté d'enflammer un drapeau nazi devant le parlement.
200 manifestants, porteurs d'un grand drapeau grec où était inscrit un slogan en grec ancien "avec le bouclier ou sur le bouclier" ("I Tan I epi tas", ce qui veut dire "gagnant ou mort"), ont été repoussés par la police, alors qu'ils tentaient d'entrer sur le parvis du parlement.
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