Christophe Mauri - Comment j'ai publié mon premier Roman Jeunesse!
Créé le 21/05/2010 à 07h00 - Mis à jour le 21/05/2010 à 18h13

Floyd Landis était bien dopé lors de sa victoire sur le Tour de France en 2006 / D.R
L'Américain Floyd Landis, vainqueur déchu du Tour de France 2006, a reconnu jeudi s'être dopé et a accusé son ancien chef de file, Lance Armstrong, de l'avoir aidé à comprendre l'usage des produits dopants. Landis, qui a expliqué vouloir "laver" sa conscience, a indiqué avoir envoyé récemment des courriers électroniques à des autorités antidopage et des institutions cyclistes, notamment sa fédération et la fédération internationale (UCI), impliquant des dizaines d'autres coureurs, directeurs sportifs et responsables d'équipe.
Lance Armstrong, septuple vainqueur du Tour de France, et son directeur sportif Johan Bruyneel, manager de l'équipe US Postal à l'époque où Landis faisait partie de la formation américaine, sont cités nommément. Tous deux sont à la tête de l'équipe RadioShack, qui participe actuellement au Tour de Californie.
Un Lance Armstrong qui a rejeté jeudi les accusations de son compatriote : "En ce qui concerne les allégations spécifiques, les affirmations spécifiques, elles ne valent même pas la peine de développer, a déclaré Armstrong. Je ne vais pas gaspiller mon temps ou le vôtre."
Dans un communiqué, l'UCI a regretté que les accusations de Landis aient été produites sans laisser aux instances américaines le temps de mener des investigations, en rappelant le lourd passé du coureur qui "a contesté pendant deux ans les preuves de son infraction au règlement antidopage en 2006".
"Je veux laver ma conscience, je ne veux plus faire partie de ce problème", a expliqué au site de la chaîne sportive américaine ESPN Landis, qui jusque-là niait tout dopage et avait déboursé deux millions de dollars (1,6 million d'euros) en frais de procédure.
Selon espn.com, Landis a reconnu avoir utilisé de l'EPO, de l'hormone de croissance humaine et des transfusions sanguines, ainsi que des hormones féminines et, une seule fois de l'insuline pendant les années où il a couru pour la formation américaine US Postal (de 2002 à 2004) et pour l'équipe suisse Phonak (2005 et 2006).
Si Landis a précisé qu'il n'avait aucune preuve matérielle pour étayer ses accusations contre d'autres coureurs, ses emails, dont le Wall Street Journal dit avoir pris connaissance, chargent Bruyneel et Armstrong.
"Lui (Armstrong) et moi avons eu de longues discussions lors de nos sorties d'entraînement pendant lesquelles il m'expliquait aussi l'évolution des tests contre l'EPO qui rendait du coup nécessaire les transfusions (sanguines)", écrit le journal en citant un extrait d'email.
Les noms de ses anciens coéquipiers George Hincapie, Levi Leipheimer et Dave Zabriskie apparaissent également dans les emails, indique le journal.
Landis, 34 ans, a mené une bataille juridique de près de deux ans pour récupérer la victoire dans le Tour 2006 dont il a été déchu après un contrôle positif (testostérone). En juin 2008, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a finalement donné raison à l'Agence d'arbitrage américaine indépendante (AAA) contre le coureur. Son affaire a grevé les finances de l'Agence mondiale antidopage (AMA), qui a dépensé près d'un million et demi de dollars.
John Fahey, président de l'AMA, a indiqué dans un communiqué qu'il allait se rapprocher de l'agence américaine antidopage (USADA) pour "faire toute la lumière sur les questions soulevées" par Landis.
"De manière générale, l'AMA encourage quiconque dispose d'informations à propos de pratiques interdites dans le sport, y compris des sportifs sanctionnés pour dopage qui ont nié toute tricherie pendant des années, à révéler ces informations aux autorités. Ceci contribuera à renforcer les programmes antidopage existants pour le bien des sportifs propres dans le monde entier."
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