Pourquoi l'entrée en bourse de Facebook a t-elle déçu ?

Le tapage médiatique entourant l'entrée en bourse de Facebook, vendredi, laissait augurer un triomphe de l'action sur le marché américain. La déception fut de taille, le titre n'ayant arraché qu'une maigre progression de 0,61% pour finir la séance à 38,23 dollars, 23 cents au-delà du cours d'introduction. Selon les analystes, l'entreprise peine à convaincre les investisseurs de sa rentabilité à long terme.

L'action n'augmente pas

La clôture est intervenue après une demi-heure d'échanges très serrés où le cours de l'action Facebook est redescendu jusqu'à son cours d'introduction de 38 dollars, sans jamais toutefois casser ce seuil. "Il est difficile d'imaginer ce qui serait arrivé si les banques n'étaient pas intervenues", a commenté l'analyste Lou Kerner, fondateur du Social Internet Fund.
  
Déjà dans les minutes suivant les premiers échanges publics à 17h30, l'action était passée d'une hausse de plus de 12% à l'ouverture à 0%, les banques pilotant l'opération parvenant toutefois toujours à éviter de passer sous les 38 dollars. Le titre avait ensuite repris provisoirement de la hauteur.
  
Pour Darren Hayes, professeur à l'université Pace et ancien banquier d'investissement, "la négativité globale du marché a mis un éteignoir sur l'opération".
 
La journée avait pourtant débuté en fanfare
  
Le jeune patron fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, avait fait retentir à distance la cloche d'ouverture du Nasdaq, depuis le siège de Menlo Park (Californie) où il avait invité ses employés à passer la nuit en "hackathon" (marathon de codage informatique). "Mais souvenez-vous, restez concentrés et continuez à produire !", avait-il lancé aux centaines de personnes rassemblées en plein air à l'aurore.
  
A New York, la journée a été plus difficile. Les tous premiers échanges avaient été retardés d'une trentaine de minutes en raison manifestement de difficultés de la plateforme Nasdaq à gérer cette opération record. En fin de journée, l'autorité des marchés financiers, la SEC, a annoncé qu'elle allait examiner cet incident "pour déterminer ses causes et les mesures à prendre".
  
Selon M. Kerner, les difficultés ont été à la fois le fait de la plateforme d'échange et des banques pilotant l'opération, au premier rang desquelles Morgan Stanley.

Pour Gerard Hoberg, professeur de finances à l'Université du Maryland, la performance médiocre pourrait s'expliquer par le fossé séparant d'un côté les petits porteurs voulant leur part d'une marque très grand public et de l'autre les milieux financiers. "Les professionnels qui ont examiné les chiffres derrière Facebook avaient plus de doutes", explique-t-il.
  
"Facebook a réalisé une performance terne parce que la direction n'a pas répondu aux questions" sur ses performances et ses perspectives, a réagi Trip Chowdhry, analyste chez Global Equities Research.

Le réseau a enregistré en 2011 un chiffre d'affaires de 3,7 milliards de dollars, en décélération, pour un bénéfice net de 668 millions de dollars, et n'a pas caché aux investisseurs qu'il peinait à rentabiliser la migration de ses utilisateurs sur les appareils portables.

Facebook, lancé il y a huit ans dans une chambre d'étudiant à Harvard, a tout de même récupéré dans l'opération 6,84 milliards de dollars, le solde revenant à des actionnaires initiaux. Mark Zuckerberg, 28 ans, n'a vendu que les actions qui lui permettront de payer les impôts liés à cette opération, en conservant une participation de 18,4%, et 55,8% des droits de vote.

Facebook en chiffres :
Facebook en chiffres
(avec Reuteurs et AFP)

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3commentaires
Signaler un abus top EmpandaFides le 20/05/2012 à 11h53 Facebook c'est comme une sorte de conte de fées du 21ème siècle pour adultes, on communique à tt va avec ts ses amis virtuels et nombreux,à minuit on se retrouve seul, bien réellemet, Facebook est une invitation au suicide pour les plus fragiles.
Belle réalisation intellectuelle qui tente de ns mettre ts en réseau, alors que les mêmes sont tellement farouchement exposés à divulguer qqsoit mais disent tt sur Facebook... Incohérence, sur Facebook ns sommes ts fichés, volontairement !
Signaler un abus top EmpandaFides le 20/05/2012 à 11h48 Facebook est une bulle... médiatique devenue financière ... qui va exploser... nous faire croire que l'on crée du lien parce que le système tentaculaire permet 165 milliards de connections. Du lien certes mais pour quelle communication une com virtuelle, vide de sens dans quasiment 99% des cas, comment peut on se gargariser d'avoir 17 000 amis, ou followers, c'est du vent absolu, c'est renforcer une solitude elle bien réelle.. pour une communication de l'absurde
Signaler un abus top houm20 le 19/05/2012 à 17h29 facebook c est du vent ca ne vaut rien une grosse bulle qui va vite se degonfler
facebook le plus gros reseau de recuperation de donnees
Dr Anita Jones a rejoint le cabinet, qui comprenait Gilman Louie. siége au conseil d'administration de la In-Q-Tel, et il avait été directeur de recherches pour pour le ministère américain de la Défense CIA . Elle a également été conseiller auprès du Secrétaire de la Défense et la supervision de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA
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