La France fait partie des pays les plus exposés
Le virus baptisé DNS Changer a sévi entre 2007 et octobre 2011. Des cybercriminels - six Estoniens et un Russe - ont été inculpés en novembre dernier pour avoir répandu ce virus, une arnaque publicitaire visant à rediriger les usagers de certains sites, qui aurait pu toucher 4 millions d'ordinateurs dans le monde.
La police fédérale américaine (FBI) a mis au point, avec une autorisation judiciaire, des serveurs de remplacement qui permettent, même aux machines infectées, d'avoir un trafic normal. Mais ce mandat judiciaire arrive à échéance lundi, ce qui expose à des coupures les quelque 300.000 ordinateurs toujours infectés.
"Prévenir les victimes est très difficile et pose problème depuis des années", note Johannes Ullrich, chercheur à l'institut SANS Security, ajoutant que l'impact pourrait être "minime" car de nombreux ordinateurs touchés ne sont plus utilisés.
Parmi les 300.000 unités qui seraient touchées par le virus, la majorité se trouve aux Etats-Unis (69.000), tandis que les autres se répartissent dans une dizaine d'autres pays, dont la France, l'Italie, l'Allemagne, le Royaume-Uni, le Canada, l'Inde et l'Australie.
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