Ours polaire, oiseaux, tigre sont exposés au Martinez de Cannes
Crédit : Sina Mir RTL.frCrédit : Sina Mir
La taxidermie est à l'honneur à Cannes
Vous souhaitez exposer un ours polaire de 2.8 mètres, dans votre salon ? C'est possible ! Dans une salle de réception de l'hôtel Martinez à Cannes, les stars, ce ne sont plus les acteurs hollywoodiens de la Croisette, mais des animaux rares, parfois en voie de disparition, qui y sont empaillés. L'hôtel organise la première vente d'animaux naturalisés de la région PACA (Provence-Alpe-Côte d'Azur).
La pièce la plus impressionnante de l'exposition, un ours polaire qui coûte 40.000 euros
On y trouve des oiseaux, notamment un perroquet estimé entre 300 et 400 euros et un ibis rouge vendu entre 800 et 1.000 euros, un babouin jaune, une antilope, une tête de rhinocéros blanc, mais aussi des reptiles, ou encore des collections de papillons rares.
Le tigre est estimé entre 18.000 et 20.000 euros
"Nous assurons la provenance zoologique de l'essentiel de ces animaux. Et cela est garanti par la bague posée par le zoo d'appartenance que chaque animal porte à la patte. Pour les autres, certains ont pu être chassés à une période où la réglementation de leur pays d'origine l'autorisait. C'est le cas de l'ours polaire par exemple, l'un des derniers qui ait pu être chassé au Canada par les Inuits. Il a été acheté par un collectionneur français. Nous sommes contraints de contrôler tout ceci avec une grande rigueur car en cas de non-respect de la réglementation, nous tombons sous le coup du délit", explique le zoologiste en collection animales Michaël Combrexelle à nos confrères de Nice Matin. Il a été appelé par le commissaire-priseur de cette vente de la maison d'enchères Besch pour garantir la légalité de la vente des animaux et leurs origines.
Samedi, pour son premier jour d'exposition, la collection de sciences naturelles et taxidermie suscitait diverses réactions: certains la trouvaient morbide, d'autres attrayante. Ainsi ce couple, dont l'homme était enthousiasmé: "C'est énorme, hein?", face à une femme plus sceptique: "Moi, ça ne me fait pas rêver..."
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