Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 25/03/2010 à 18h06 - Mis à jour le 25/03/2010 à 18h26

Antoine Zacharias, ancien PDG de Vinci, le 16 mai 2006 à Paris / AFP
Quatre ans après son départ du groupe français Vinci, l'ancien PDG Antoine Zacharias comparaît ce jeudi et vendredi au tribunal de Nanterre, où il devra s'expliquer sur les conditions financières très avantageuses dans lesquelles il avait quitté ses fonctions. En 2004, ce chef d'entreprise touchait 3,3 millions d'euros, puis 4,2 M en 2005. Puis une indemnité de départ fixée à 12,8 M, une retraite complémentaire annuelle à 2,1 M EUR, sans compter les plans de stock-options...
Des chiffres qui donnent le tournis, qui avaient fait scandale à l'époque, valent aujourd'hui un procès pour abus de biens sociaux à cet ancien patron du leader mondial du BTP, âgé de 71 ans et retiré en Suisse. Antoine Zacharias est reconnu coupable par la 15e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre, il encourt cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende.
Le procès devrait être suivi de près par les milieux financiers: en effet, si les débats sur les salaires des dirigeants sont récurrents, les poursuites pénales sont beaucoup plus rares. Après deux ans d'enquête préliminaire, le parquet de Nanterre dirigé par Philippe Courroye a estimé qu'Antoine Zacharias avait opportunément modifié les règles du jeu en sa faveur dès 2004, sans tenir compte de l'intérêt de la société.
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