Eric Zemmour : "Hold up moral dans le foot business !"
Créé le 27/12/2010 à 17h11

Une classe de lycée à l'heure du bac à Strasbourg / AFP
La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) recommande la fin des internats non mixtes, une situation qui révèle une "double discrimination" au regard de la loi, notamment vis à vis des filles. La Halde souligne que certains internats non mixtes excluent de fait des élèves filles en classe préparatoire aux grandes écoles. La haute autorité demande dans le même temps au ministère compétent en collaboration avec les régions de développer des solutions alternatives pour loger les étudiants en classe préparatoire à proximité des lycées concernés.
La
Halde dit s'être auto saisie le 4 novembre 2009 au sujet des internats
non mixtes fermés aux élèves en classes préparatoires aux grandes
écoles en raison de leur sexe."Le refus à des filles inscrites
en classe préparatoire d'accéder à l'internat du lycée où elles sont
inscrites est susceptible de constituer une discrimination fondée sur
le sexe interdite par l'article la loi du 27 mai 2008", analyse la
Haute autorité.
Cette loi, dans son article 2 dispose que "toute
discrimination directe ou indirecte fondée sur le sexe est interdite en
matière de formation professionnelle".
La non-mixité contredit
par ailleurs le code de l'éducation selon lequel "les écoles, les
collèges, les lycées (...) contribuent à favoriser la mixité et
l'égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière
d'orientation", selon la Halde.
Pour cette institution "le
maintien d'internats non mixtes ne permet pas de favoriser la mixité
filles/garçons dans l'orientation même des étudiants selon les filières
scientifiques, économiques et littéraires".
En outre, un arrêté
de 1982 sur l'action éducative contre les préjugés sexistes prévoit que
l'éducation doit "assurer la pleine égalité des chances entre garçons
et filles par la "lutte contre les préjugés sexistes" pour "changer les
mentalités afin de faire disparaître toute discrimination à l'égard des
femmes".
"Aucun des arguments avancés par les établissements
interrogés ne permet de considérer que le fait de réserver les
internats concernés exclusivement aux garçons ou aux filles
poursuivrait un réel but légitime", remarque la Halde.
(Source AFP)
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