Un scrutin présidentiel joué d'avance au Zimbabwe

Créé le 27/06/2008 à 17h30 - Mis à jour le 27/06/2008 à 18h14

Robert Mugabe

Robert Mugabe / AFP

Les bureaux de vote ont ouvert vendredi au Zimbabwe pour un simulacre de présidentielle à laquelle seul se présente le chef de l'Etat Robert Mugabe, qui à 84 ans s'estime investi d'un pouvoir de droit divin. Le chef de l'opposition, Morgan Tsvangirai, parle de "jour d'humiliation et de honte". Arrivé en tête au premier tour, il s'est retiré dimanche de la course à la présidence face à l'ampleur des violences et intimidations. En théorie, 5,9 millions d'électeurs figurent sur les registres mais nombre ne seront pas en mesure de voter, sans compter tous ceux qui auront peur de se rendre aux urnes. Aucun observateur occidental n'a été accrédité et seuls quelques centaines d'Africains surveillent les opérations de vote.

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a déclaré vendredi que les Etats-Unis allaient consulter le Conseil de sécurité de l'ONU pour envisager des pressions sur le Zimbabwe au sujet de son élection présidentielle "illégitime". Rome, de son côté, envisage un rappel des ambassadeurs de l'Union européenne.

Voir aussi : Zimbabwe : la pression monte contre Mugabe avant le second tour

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