Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 20/01/2010 à 18h07 - Mis à jour le 20/01/2010 à 20h01
Police / DR
Trois jeunes, qui circulaient sur le même scooter et étaient poursuivis par la police municipale de Woippy en Moselle, ont été victimes d'un accident qui a fait un mort et deux blessés graves dans la nuit de mardi à mercredi. Le pronostic vital est engagé pour les deux victimes transférées en traumatologie.
Selon François Grosdidier, les jeunes circulaient à trois sans casque sur ce scooter lorsqu'ils ont été pris en chasse par la police municipale. Ils ont alors "loupé le virage" et "sont rentrés dans un poteau", a expliqué sur RTL le député-maire UMP de Woippy, en faisant état d'un "choc traumatique au crâne pour les trois".
"Le premier était mort quasiment tout de suite, n'a pas pu être ranimé", a poursuivi François Grosdidier. Les policiers "ont porté les premiers secours sur les deux autres, tout en appelant immédiatement les pompiers et la police nationale". Ces deux blessés "ont été transférés en traumatologie et le pronostic vital est engagé". Ils sont soignés au CHU de Nancy-Brabois.
D'après le maire de Woippy, la course-poursuite a commencé vers 1h30 du matin, en centre-ville, lorsque la police municipale a vu trois jeunes qui roulaient "feux éteints" sur un scooter "de façon complètement fantaisiste et dangereuse".
Les policiers ont allumé leur gyrophare et se sont approchés du deux-roues pour demander au chauffeur de s'arrêter. "Le scooter a démarré très fortement, ils ont essayé de le suivre sans prendre de risque inconsidéré", affirme François Grosdidier. "Seulement 814 mètres après exactement, les jeunes ont loupé le virage". Et "les policiers ont immédiatement tenté de donner les premiers secours".
Selon une source policière, le jeune homme tué avait une vingtaine d'années. Sa tête aurait violemment percuté le sol. "Il était sur un scooter volé avec deux autres jeunes. Ils ont refusé de s'arrêter pour un contrôle alors qu'ils ne portaient pas de casques", a expliqué cette même source, précisant qu'il n'y avait "pas eu de course-poursuite".
Les trois policiers, parmi lesquels un brigadier et un brigadier chef, ont été placés en garde à vue "pour que les auditions se déroulent dans les conditions les plus régulières et les plus efficaces possibles", a précisé le procureur de Metz, Rémy Heitz.
Une enquête dite "de flagrance" a été ouverte par l'antenne de Metz de la police judiciaire.
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