Jean-Marie-Pontaut, journaliste à "L'Express", était l'invité de "RTL Midi" mercredi
Créé le 17/11/2008 à 12h27 - Mis à jour le 17/11/2008 à 13h20

"Txeroki", 35 ans, chef présumé de l'appareil militaire de l'ETA / AFP
Un gros coup de filet dans les rangs de l'ETA. Le chef présumé de l'appareil militaire de l'organisation séparatiste basque, Garikoïtz Aspiazu Rubina, dit "Txeroki", a été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi dans les Hautes-Pyrénées. Il est soupçonné de l'assassinat brutal de deux policiers espagnols, le 1er décembre à la sortie d'une cafétéria de Capbreton, dans les Landes.
Le suspect a été arrêté en compagnie d'une femme, soupçonnée d'appartenir elle aussi à l'ETA mais dont l'identité n'a pas été précisée. Ils ont été placés en garde à vue sur place et devaient être transférés à Bayonne plus tard dans la journée.
Les enquêteurs ont trouvé dans l'appartement situé au deuxième étage d'un petit immeuble où ils ont été arrêtés une arme de poing, de faux documents administratifs et un ordinateur, au cours d'une perquisition qui devait durer toute la journée. La rue Richelieu, rue commerçante en contrebas de la mairie de Cauterets, a été barrée aux deux bouts par des gendarmes.
Miguel de Garikoïtz Aspiazu Rubina, alias "Txeroki", est âgé de 35 ans. Il est "soupçonné d'être l'auteur des meurtres des deux gardes civils espagnols à Capbreton le 1er décembre 2007". Les gardes civils Raul Centeno, 24 ans, et Fernando Trapero, 23 ans, avaient été froidement abattus par balles par trois membres de l'ETA, alors qu'ils effectuaient une mission de renseignement dans le sud-ouest de la France.
Il aurait en outre ordonné l'attentat à la voiture piégée de décembre 2006 à l'aéroport de Madrid, qui avait fait deux morts et torpillé les négociations de paix avec le gouvernement espagnol.
Cette arrestation est le coup le plus dur porté à l'ETA depuis que Fransisco Javier Lopez Pena, présenté comme un dirigeant historique de l'organisation, a été arrêté à Bordeaux en mai.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a estimé que l'arrestation lundi matin dans les Hautes-Pyrénes de Miguel de Garikoïtz Aspiazu Rubina, alias "Txeroki", a démontré "l'excellente collaboration entre la France et l'Espagne dans la lutte contre le terrorisme basque".
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