A écouter
FAITS DIVERS

Toulouse : une suite de ratés dans le suivi du récidiviste

Créé le 19/04/2011 à 11h16 - Mis à jour le 19/04/2011 à 11h18

Deux témoins du retour de la fillette enlevée le 16 avril 2011 dans le quartier La Faourette à Toulouse, discutent avec des policiers le 17 avril 2011 dans ce quartier

Deux témoins du retour de la fillette enlevée le 16 avril 2011 dans le quartier La Faourette à Toulouse, discutent avec des policiers le 17 avril 2011 dans ce quartier / AFP

C'est avec effarement qu'a été découvert le lourd passé judiciaire de l'homme qui a enlevé et violé une fillette de 5 ans, à Toulouse, vendredi dernier. Déjà condamné pour douze viols sur mineurs en 1996, il a été écroué lundi. Sorti de prison l'été dernier, il "suivait depuis régulièrement des consultations psychologiques et psychiatriques". La dernière remonte au jour de l'enlèvement de la fillette à Toulouse. M. Valet a précisé que le suspect, 40 ans, célibataire sans enfant, avait déjà été condamné à deux reprises pour des faits similaires et qu'il faisait l'objet d'un suivi médical.

Une fillette de 5 ans qui jouait dans un parc a disparu vendredi soir, puis a été enlevée et violée avant d'être ramenée par son agresseur présumé.

Le véhicule et son occupant ont été repérés peu de temps après à Muret, à une vingtaine de kilomètres de Toulouse, et l'homme a été interpellé sans résister. Il a été placé en détention provisoire.

Selon le procureur, le suspect avait été condamné en 1996 par la cour d'assises de l'Essonne pour viol sur enfant de moins de 15 ans et séquestration pour des faits remontant à 1993 et 1994, puis en 2009 par la cour d'assises de Rennes pour agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans.

Pour cette dernière affaire, il avait été condamné à 2 ans d'emprisonnement, avec obligation d'un suivi médical pendant 5 ans.

Il était sorti du centre pénitentiaire de Rennes l'été dernier, s'était installé près de Muret et "suivait depuis régulièrement des consultations psychologiques et psychiatriques", a ajouté le procureur. La dernière remontait au jour de l'enlèvement de la fillette à Toulouse.

Publicité

Publicité

Publicité