Crédit : Blandine Milcent
Crédit : Blandine Milcent
Crédit : Bénédicte Tassart
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Les places financières sur la défensive
La place financière française s'est insurgée contre ce projet du président français, à quatre mois d'un scrutin présidentiel où il devrait être candidat à sa succession, alors que sept Français sur dix jugent son bilan négatif.
Dimanche, le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, a précisé qu'il serait examiné "probablement en février".
L'annonce a semblé prendre de court la chancelière Merkel, qui se
voulait aussi la championne de ce projet censé avoir un effet dissuasif
sur la spéculation tout en apportant de l'argent frais.
Nicolas Sarkozy a déclaré vendredi que la France n'attendrait pas que ses partenaires européens
trouvent un consensus sur le sujet pour mettre en oeuvre la taxe sur
les transactions financières. Pensée en 1972 par l'économiste américain
James Tobin et portée par les milieux altermondialistes et l'association
Attac, la taxe contestée a fait un long chemin avant d'être reprise par le président Sarkozy.
La crise de la dette en toile de fond
Pour le reste de l'entrevue de lundi, le couple "Merkozy" a affiché son accord sur la marche à suivre pour tenter d'endiguer une crise de la zone euro toujours plus aiguë.
La France et l'Allemagne souhaitent ainsi que l'accord européen renforçant la discipline budgétaire, et sur lequel 26 des 27 pays de l'UE se sont engagés début décembre, soit signé "pour le 1er mars", a déclaré le président français.
Les deux dirigeants sont par ailleurs d'accord pour réfléchir aux moyens "d'accélérer le versement du capital" du futur mécanisme de secours européen (MES).
Mme Merkel et M. Sarkozy ont aussi réitéré leur volonté de maintenir la Grèce dans la zone euro, à condition toutefois que le pays mette en œuvre des réformes budgétaires. La chancelière a jugé "nécessaire" la mise en œuvre d'un programme de restructuration de la dette grecque mais tenu à rassurer les marchés en affirmant que cette procédure resterait "une exception".
Les deux dirigeants ont aussi indiqué avoir sollicité l'expertise de la Banque centrale européenne pour renforcer l'efficacité du dispositif de secours provisoire FESF, qui peine à convaincre les investisseurs de son efficacité.
Enfin, tous deux ont insisté sur la nécessité d'accompagner les efforts de rigueur budgétaire d'initiatives pour la croissance et l'emploi, qui sont "la priorité" selon M. Sarkozy, et un "deuxième pilier" pour Mme Merkel.
(avec AFP)
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10/04/2013 - 09h48
10/04/2013 - 09h47
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