
François Hollande
Crédit : AFP / Fred DufourCrédit : Daniel Ferin
Crédit : Bénédicte Tassart
Crédit : AFP TV
"Jamais trop tard pour s'amender"
"Ce n'est pas la plus mauvaise idée qu'il ait eue, c'est dommage qu'il l'ait eue à la fin de son mandat et que les Allemands aient annoncé que pour eux, ce n'était pas le moment", a réagi M. Hollande en marge d'un déplacement à Limoges.
"Il n'est jamais trop tard pour s'amender, surtout en période de vœux", a-t-il encore ironisé. "Si ce texte que nous avions porté il y a quelques années (...) venait en discussion à l'Assemblée, je le voterais", a-t-il affirmé.
"Mais au fond, je pense que, comme il se prépare à augmenter la TVA et à prélever sur la consommation, il voudrait donner une contrepartie aux Français et montrer qu'il s'attaque aux marchés et à la spéculation. Hélas, je crains que la TVA ne s'applique tout de suite et la taxe sur les transactions financières beaucoup plus tard", a poursuivi M. Hollande.
"Je souhaite voir cette taxe mise en œuvre le plus vite possible, mais il aurait fallu l'engager depuis plusieurs mois. Si Nicolas Sarkozy était un champion des promesses tenues, je lui accorderais bien volontiers ma confiance sur cette affaire. Mais comme il a été le champion des promesses non tenues, celle-là me semble aussi se ranger dans cette catégorie", a-t-il encore dit.
"Ça sent la fébrilité électorale"
Même son de cloche du côté de Hervé Morin, qui a ironisé samedi matin sur RTL. "Nous sommes tellement pour cette taxe qu'il y a neuf mois nous avions déposé un amendement avec Jean-Louis Borloo, qui avait été refusé par le gouvernement", a t-il expliqué.
Le candidat du Nouveau Centre a attribué ce changement de point de vue du président de la République à des considérations d'ordre électoral. "Entre la TVA sociale et la taxe Tobin, ça sent la fébrilité électorale", raille t-il. "Je ne vois pas pourquoi, à deux mois et demi des élections, on décide d'appliquer une taxe aux frontières de la France dont on considérait il y a encore quelques mois qu'elle ne pouvait qu'être européenne".
Nicolas Sarkozy a assuré vendredi que la France "n'attendra pas que tous les autres soient d'accord" pour mettre en œuvre la taxe sur les transactions financières, sans préciser la date à laquelle elle pourrait entrer en vigueur.
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10/04/2013 - 09h48
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