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Crédit : Mathieu Delahousse
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Sarkozy dénonce "une tentative de diversion"
Samedi le site d'information Mediapart a publié un document attribué à un ex-dignitaire libyen affirmant que Tripoli avait accepté de financer pour "50 millions d'euros" la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.
Dimanche, Bachir Saleh, ex-président du Fonds Libyen des investissements africains, destinataire supposé d'une note citée par Mediapart, a démenti dimanche "avoir été jamais destinataire d'un tel document".
La version originale du document, ainsi que sa traduction : 
"Service de la sécurité extérieure
Frère / Président du Fonds libyen des investissements africains
Que la paix soit sur vous… En référence aux instructions émises par
le bureau de liaison du comité populaire général concernant
l’approbation d’appuyer la campagne électorale du candidat aux élections
présidentielles, Monsieur /Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une
valeur de cinquante millions d’euros.
Nous vous confirmons l’accord de principe quant au sujet cité
ci-dessus, et ce après avoir pris connaissance du procès-verbal de la
réunion tenue le 6. 10. 2006, à laquelle ont participé de notre côté le
directeur des services de renseignements libyens, et le président du
Fonds libyen des investissements africains, et du côté français,
Monsieur /Brice Hortefeux, et Monsieur /Ziad Takieddine, et au cours de
laquelle un accord a été conclu pour déterminer le montant et le mode de
paiement.
Que la paix soit sur vous et la miséricorde de Dieu et ses bénédictions…
Moussa Imuhamad Koussa
Chef du service de la sécurité extérieure"
"L'affaire DSK" se dégonfle
Concernant l'ex-directeur général du FMI, qui a relancé ce week-end la thèse du complot politique pour le faire chuter, avec l'affaire Nafissatou Diallo, Nicolas Sarkozy réaffirme qu'il "devrait avoir la pudeur de se taire".
"Le fait qu'il ose prendre la parole montre qu'il n'a rien compris. Je souhaite bon courage à M. Hollande pour avoir un tel soutien. Mme Diallo est-elle une grande militante de l'UMP ? Franchement, qui peut penser que c'est moi qui ai organisé cela ? Cette intervention est vulgaire", ajoute-t-il.
Des proches de DSK ont cependant réagi dimanche, assurant que Dominique Strauss-Kahn n'a "donné aucune interview au Guardian" et que cet entretien est "un montage fait à partir d'un livre à paraître de M. (Edward) Epstein".
Sarkozy tacle Hollande via DSK
Dominique Strauss-Kahn s'était attiré les foudres de Nicolas Sarkozy, qui a lancé samedi dans une réunion publique à Clermont-Ferrand : "Qu'en pleine campagne électorale (...), M. Strauss-Kahn se mette à donner des leçons de morale et à indiquer que je suis seul responsable de tout ce qui lui est arrivé, trop c'est trop !"
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