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FAITS DIVERS EST EST

Rescapé d'une avalanche grâce à sa compagne

Créé le 08/02/2012 à 09h43

C'est un témoignage RTL

C'est un témoignage RTL / RTL

TEMOIGNAGE RTL. C'est la belle histoire du jour. Sur son lit d'hôpital, Emmanuel Lucchese, un Isérois de 42 ans, sait que si il est encore de ce monde, il le doit à sa compagne, Nathalie, 40 ans, qui a fait preuve d'un sang-froid et d'une détermination exemplaires pour l'extraire de l'avalanche qui l'avait enseveli, une demi-heure après le déclenchement de la coulée. L’héroïne a raconté l'histoire à Serge Pueyo. Lundi, le couple part pour une randonnée à ski dans le massif du Taillefer, près de Grenoble. Mais la belle sortie en montagne va vite tourner au cauchemar. Une avalanche emporte Emmanuel : "On lutte mais on est impuissant par rapport à la force de l'avalanche. On a quelques réflexes de survie, on gratte devant sa bouche pour pouvoir continuer à respirer. Et quand on suffoque, que l'on se rend compte que l'on ne peut plus respirer, et bien on s'étouffe. Et on tombe dans l'inconscience", précise-il sur son lit d'hôpital.

Nathalie, elle, est indemne : "Quand l'avalanche s'est arrêtée, j'ai tout de suite compris qu'il y avait une vie en jeu. Là, c'est un grand coup d'adrénaline. J'ai tout de suite utilisé mon appareil de recherche de victime en avalanche (ARVA). En essayant malgré le stress de faire une recherche méthodique pour retrouver le signal d'Emmanuel qui était enseveli. Et j'ai fini par le localiser". Nathalie est d'un petit gabarit. Mais sa volonté décuple ses forces. "J'ai sorti ma pelle et j'ai creusé. Cela a été long et physique. Car la neige était compacte. Ca été un combat, avec beaucoup d'acharnement, pour essayer de le sortir".

Vingt-cinq minutes environ après le déclenchement de l'avalanche, Nathalie, est récompensée de ses efforts : "J'ai réussi à dégager la tête d'Emmanuel qui était à un mètre sous la neige. Il était temps que je le trouve. Je sentais qu'il luttait pour respirer. Il m'a dit que que son cœur allait lâcher", explique Nathalie.

Nathalie tente alors de contacter les secours. Mais son téléphone portable ne passe pas dans ce secteur de montagne. "J'ai dû me résoudre à laisser Emmanuel pour descendre le plus vite possible de la montagne. Au bout d'une heure trente, j'ai atteint une route et j'ai trouvé des vacanciers qui m'ont aidée à donner l'alerte", explique Nathalie.

"Ses gestes lui ont sauvé la vie, son attitude a été exemplaire. Elle a été parfaite du début à la fin et n'a pas paniqué", a salué un secouriste. "Si elle n'avait pas réussi à le dégager, nous serions sans doute arrivé trop tard", a ajouté le gendarme, précisant que les chances de survie, après trente minutes sous une avalanche, ne sont plus que de 23%.

Transporté en état d'hypothermie au CHU de Grenoble, Emmanuel en est sorti mardi après-midi.

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