FAITS DIVERS

Polémique après l'audition d'un enfant de 8 ans par les gendarmes

Créé le 01/06/2009 à 12h16 - Mis à jour le 01/06/2009 à 13h36

Lors de son audition, l'écolier a reconnu s'être battu avec l'un de ses camarades de classe

Lors de son audition, l'écolier a reconnu s'être battu avec l'un de ses camarades de classe / AFP

Après l'audition par la gendarmerie de Courdimanche, dans le Val-d'Oise, d'un enfant de huit ans, impliqué dans une bagarre entre écoliers, le président du MoDem François Bayrou accuse Nicolas Sarkozy d'instaurer un "climat (...) qui entraîne des dérives". Dimanche soir sur RTL, le secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi Laurent Wauquiez lui a répondu que les gendarmes n'avaient fait que leur travail obligatoire après le dépôt d'une plainte. La mère de l'enfant frappé explique que personne n'avait voulu l'entendre quand elle parlait des coups reçus par son fils. "C'est un climat qu'on est en train de créer qui entraîne des dérives", a dénoncé François Bayrou dimanche sur Radio-J, faisant le lien avec l'arrestation le 19 mai de deux enfants de six et huit ans à la sortie de leur école à Floirac, en Gironde, pour une affaire de vol de vélo. L'ancien ministre de l'Education nationale a demandé que "la sécurité soit sereine, qu'elle sache remettre en place le fait qu'un enfant a huit ou six ans" et "qu'on ne se comporte pas face à un enfant de cet âge comme face à un délinquant adolescent ou adulte".

Harlem Désir, tête de liste PS aux élections européennes en Ile-de-France, a pour sa part estimé dans un communiqué que "ce nouveau dérapage est le résultat de la pression exercée par le pouvoir sur les forces de l'ordre".

Invité du "Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI", dimanche soir, le secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi Laurent Wauquiez a affirmé que les gendarmes avaient "juste fait ce qui était leur travail, c'est-à-dire leur obligation juridique", à savoir "entendre" l'enfant. "Ce qu'il y a de triste, c'est qu'il y a eu un dépôt de plainte juste pour une altercation", "il faut savoir raison garder", a-t-il jugé.

Dans le "Parisien - Aujourd'hui en France", la maman qui est allée à la gendarmerie explique que personne n'avait voulu l'entendre quand elle parlait des coups reçus par son fils, ni le père de l'agresseur présumé, ni le directeur de l'école, ni l'enseignante. C'est donc la seule solution qu'elle a trouvée.

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