Le "sniper" présumé de la prison de Varces s'est suicidé avant son procès

Vue prise le 23 octobre 2009 de la prison de Varces, dans l'Isère

Vue prise le 23 octobre 2009 de la prison de Varces, dans l'Isère

Crédit : AFP / Archives, Jean-Pierre Clatot

C'est une information que RTL vous donnait dès 8h30. Le "sniper" présumé de la prison de Varces s'est suicidé vendredi matin à la maison d'arrêt de Lyon-Corbas, au matin de son procès. Il s'est pendu. L'homme, accusé d'avoir abattu en septembre 2008 un détenu dans la cour de la prison iséroise, devait comparaître devant les Assises du Rhône aux côtés du commanditaire présumé de ce meurtre relevant de la guerre des gangs grenoblois. Le procès a été renvoyé.

Ecouter, Voir

Crédit : Serge Pueyo

Crédit : Serge Pueyo

"J'ordonne le renvoi de l'affaire à une session ultérieure", a déclaré vendredi matin le président de la Cour, Dominique Brejoux, lors d'une brève audience tenue peu après l'annonce du suicide de Marcel Egea, 61 ans, à la maison d'arrêt de Lyon-Corbas.

"Il n'attendait plus rien. Il se condamnait lui-même au silence et ne voulait pas assister à son procès", a dit de son côté son avocate, Morgane Gilbert, commise d'office début avril, qui a vu son client encore jeudi à la prison.
Suicide du sniper présumé de la prison de Varces : le rappel des faits

Le 28 septembre 2008, peu avant 17 heures, Sghaïr Lamiri, 29 ans
, recevait cinq balles alors qu'il se trouvait dans la cour de promenade et mourait quasiment sur le coup. Nordine Aguaguena, autre détenu qui se portait à son secours, était grièvement blessé au poignet gauche.

Les tirs provenaient d'un tireur embusqué positionné sur une colline surplombant l'établissement pénitentiaire.

Un quart d'heure après les faits, Marcel Egea, alors âgé de 58 ans, était arrêté sur une moto volée, repérée peu avant la fusillade par des gendarmes, qui avaient placé l'engin sous surveillance.

L'homme portait sur lui un fusil de chasse à lunette Remington dont le canon était encore chaud et était vêtu d'une tenue de camouflage. Il prétendait être venu cueillir des champignons.

L'enquête de voisinage montrait qu'il s'était rendu régulièrement sur les lieux auparavant. A son domicile, des munitions, des jumelles et un trépied pour arme longue étaient retrouvés.

Rapidement après la fusillade de Varces, des renseignements anonymes désignaient Bouziane, alors âgé de 23 ans, comme le commanditaire de cette opération inédite. Des interceptions téléphoniques permettaient de faire le lien entre le jeune homme et Marcel Egea.

Dans des conversations enregistrées au parloir, le tireur présumé évoquait aussi avec deux amis des remises d'argent par "Mourad" en paiement du meurtre, dont des traces ont été retrouvées. Ces amis remettaient en outre à Egea de la résine de cannabis et des vêtements Lacoste, qui se sont avérés avoir été achetés par le commanditaire présumé.

Marcel Egea était accusé d'"association de malfaiteurs" et de "meurtre et tentative de meurtre en bande organisée en récidive légale", puisqu'il avait déjà été condamné en 1978 à 20 ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre lors d'un braquage. Mourad Bouziane est poursuivi pour "complicité".

Les deux amis d'Egea sont mis en examen notamment pour "recel du produit du crime de meurtre en bande organisée" et "remise illicite d'objets à détenu".

(Avec AFP)

RESTEZ INFORMÉ !
Voir la dernière newsletter
Vous aimerez aussi

Publicité

Ajouter un commentaire

Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.

6commentaires
Signaler un abus top loiretcher22 le 27/04/2012 à 13h54 Un de plus en moins= Economie
Signaler un abus top ni1311 le 27/04/2012 à 13h37 il s'est suicidé ou l'a t-on suicidé??? ces commanditaires n'avaient surement pas envie qu'on l'entende, à supposer qu'il veuille parler!
Signaler un abus top serenity75 le 27/04/2012 à 13h32 Cela ne fera pas pleurer dans les chaumière. Mais je constate que ce sniper et son commanditaire ont droit à l'adjectif "présumé" alors que le policier qui a voulu sauver sa peau en tirant sur un repris de justice armé est tout de suite coupable, avec sanctions immédiates.
Signaler un abus top drienne le 27/04/2012 à 13h29 cela fait gagner du temps et de l'argent.
Signaler un abus top pepere58 le 27/04/2012 à 13h26 ET quand il ne faut pas que l'on parle on nous fait taire. Et encore une grosse erreur des gardiens de prison. Combien de personne devant comparaitre pour meurtre on réussit ainsi à échapper à un procès. Je serais presque tenté de crier "complaisance", pour ne pas dire un autre mot ....icité.
Signaler un abus top frederic61 le 27/04/2012 à 12h06 quand on ne veut pas parler on ne parle pas !
Voir tous les commentaires

Publicité

Publicité

Publicité

6