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FAITS DIVERS

Opérations de police à Grenoble : cinq des six gardés à vue relâchés

Créé le 10/08/2010 à 12h43

Opération policière le 4 août 2010 dans le quartier de La Villeneuve à Grenoble

Opération policière le 4 août 2010 dans le quartier de La Villeneuve à Grenoble / AFP

La police est intervenue mardi matin, pour la deuxième fois en moins d'une semaine, dans le quartier la Villeneuve à Grenoble, interpellant six personnes soupçonnées d'avoir pris part à des violences urbaines, mi-juillet, après la mort d'un braqueur lors d'un échange de tirs. Les six hommes, âgés de 19 à 21 ans et dont les identités ne sont pas connues, ont été interpellés et placés en garde en vue à l'hôtel de police de Grenoble dans le cadre de l'enquête sur les récentes violences urbaines. Cinq d'entre eux ont été relâchés mardi en fin d'après-midi. La police criminelle, le Groupement d'Intervention de la Police nationale et  des CRS ont pris part à cette opération  qui a démarré un peu avant 7h du matin.
  
Le parquet de Grenoble a précisé  que les interpellations, qui se sont déroulées sans incident, avaient été effectuées "dans le cadre d'une enquête préliminaire pour dégradations, incendies et violences sur fonctionnaires de polices, suite aux feux de voitures et aux jets de pierres contre les forces de l'ordre".
  
L'audition des six jeunes gens a débuté dans la matinée, "afin de vérifier leur implication dans ces violences". L'un d'entre eux, "qui se trouvait en Algérie lors des faits, comme le prouve son passeport, a été remis en liberté",  a-t-on précisé de même source.
  
L'opération s'est poursuivie avec des perquisitions dans des appartements de  ce quartier de grands ensembles et s'est terminée vers 8H30.
  
Les habitants du quartier dénoncent, pour beaucoup, les méthodes d'intervention de la police.
  
Une mère de famille, sous le couvert de l'anonymat, se dit "ulcérée" parce qu'"on se demande chaque matin ce qui va nous arriver. C'est un cauchemar: les flics n'ont aucun respect. Quand ils arrivent, ils cassent les portes, ils cassent les meubles".
  
"De quel droit les flics défoncent les portes", se demande une autre, tandis  qu'un quinquagénaire, tout en condamnant "ceux qui brûlent les voitures", dénonce "la provocation" d'une telle intervention qui ne fait, selon lui que "mettre le feu".
  
Lors d'un point presse, Yannick Biancheri, responsable du syndicat de policiers SGP-FO, a rappelé qu'il y avait eu dans le quartier de la Villeneuve "des tirs à balles réelles sur des policiers" et que "compte tenu de la géographie des lieux, il y avait des précautions à prendre pour procéder à des interpellations dans de bonnes conditions".
  
La première opération avait eu lieu le 4 août, à la veille d'une visite du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.
  
Quatre hommes, dont deux mineurs, avaient alors été placés en garde en vue à  Grenoble dans le cadre de l'enquête sur le braquage, à la mi-juillet, du casino  d'Uriage. Ils ont tous été relâchés, aucune charge n'ayant été retenue.
  
La mort de l'un des braqueurs, Karim Boudouda, 27 ans, abattu par la police au cours d'un échange de tirs, avait entraîné trois nuits de violences urbaines  à la Villeneuve, où habitait le jeune homme. 

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