UNION EUROPÉENNE

Nicolas Sarkozy met son projet d'Union pour la Méditerranée sur les rails

Créé le 13/07/2008 à 18h07 - Mis à jour le 13/07/2008 à 18h07

Le président syrien Bachar al-Assad reçu à l'Elysée par son homologue français Nicolas Sarkozy, samedi

Le président syrien Bachar al-Assad reçu à l'Elysée par son homologue français Nicolas Sarkozy, samedi / AFP

C'était le grand pari de Nicolas Sarkozy : l'Union pour la Méditerrannée a vu le jour à Paris. L'hôte de l'Elysée a présidé durant trois heures, dimanche au Grand Palais, le premier sommet de l'UPM, entouré de plus de quarante chefs d'Etat ou de gouvernement. Objectif : amorcer le dialogue entre le Nord et le Sud sur des projets aussi concrets que la dépollution maritime ou l'énergie solaire. L'occasion également de voir les rivaux et les frères ennemis de se parler. Depuis le début de l'après-midi, les chefs d'Etat ou de gouvernement des pays des rives de la Méditerranée et de l'Union européenne se retrouvent au Grand Palais pour le sommet fondateur de l'UPM. Seule la Libye a décliné l'invitation. Le roi du Maroc Mohammed VI, dont la présence était annoncée, est finalement représenté par son frère Moulay Rachid, ont confirmé les organisateurs de la conférence.

Le président français Nicolas Sarkozy a salué "tous les pays arabes" venus participer au sommet, qui ont "fait ainsi un geste de paix", lors de l'ouverture de la rencontre qu'il co-préside avec Moubarak. "Le moment est venu que la prise de conscience de notre destinée commune nous conduise à nous donner les moyens d'agir ensemble", a-t-il ajouté (Voir aussi : Sommet de l'UPM : le discours d'ouverture franco-égyptien).

Bernard Kouchner a ouvert dimanche à la mi-journée la rencontre interministérielle du Sommet fondateur de l'UPM. "A travers nous, un grand rêve est en train de se réaliser, celui d'un projet collectif de développement économique, de paix, de droit et de solidarité : l'Union pour la Méditerranée", a lancé le ministre français des Affaires étrangères en recevant quarante-deux de ses homologues de l'Union européenne et du pourtour méditerranéen. Il a confirmé que la France et l'Egypte assumeront "dans un premier temps" la co-présidence de l'UPM.

Voir aussi :
- Union pour la Méditerranée : entre controverse et état de grâce
- Un sommet de l'Union pour la Méditerranée placé sous haute sécurité à Paris

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