Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 12/08/2009 à 07h35 - Mis à jour le 12/08/2009 à 15h57

Une classe de maternelle dans une école d'Hérouville-Saint-Clair / AFP
Comme annoncée par Xavier Darcos, en mai 2008, une agence nationale du remplacement des professeurs va voir le jour "dans les meilleurs délais", selon Luc Chatel, le nouveau ministre de l'Education. Mais en tout cas pas à la rentrée prochaine : le projet n'est pas encore prêt. L'objectif de cet organisme est d'assurer la continuité de l'enseignement et d'optimiser les remplacements. Cette structure d'une vingtaine de personnes se substituera aux académies. Aujourd'hui par exemple, certains élèves n'ont pas de profs de maths dans une académie alors que des profs de maths n'ont pas d'élève à 5 km s'ils sont dans l'autre académie.
L'objectif annoncé à l'époque par Xavier Darcos était de porter le taux d'utilisation des profs remplaçants à 90%( contre 82.2%) par la création de cette agence. Elle permettrait aussi la suppression de 3.000 postes par l'utilisation d'étudiants en fin de master ou de stagiaires selon l'ancien ministre.
Pour les syndicats d'enseignants, cette agence vise a masquer les suppressions de postes. Elle va accentuer la précarisation des enseignants remplaçants et degrader la qualité des remplacements avec des profs non formés. Pour les parents d'élèves, bonne idée selon la PEEP, car le problème des absences non remplacées est croissant. Mais, il est tout de même délicat de remplacer des profs expérimentés par des stagiaires.
En juin dernier, RTL vous avait révélé que 45% des profs du primaire se sont arrêtés au moins une fois pour un congé maladie pendant l'année.
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