Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 18/03/2010 à 12h46 - Mis à jour le 19/03/2010 à 11h25

Nicolas Sarkozy à Dammarie-lès-Lys, le 18 mars 2010 / AFP / Michel Euler
Nicolas Sarkozy a rencontré jeudi matin la famille et les collègues du policier tué mardi en Seine-et-Marne dans une fusillade avec des membres présumés de l'ETA. Au commissariat de Dammarie-Lès-Lys, le chef de l'Etat a de nouveau accusé l'organisation séparatiste basque d'avoir "assassiné" Jean-Serge Nérin et annoncé que le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero serait présent mardi prochain à ses obsèques en France. Il a réclamé qu'on applique "systématiquement" une peine de sûreté incompressible de trente ans pour tous ceux qui portent atteinte à un membre des forces de l'ordre.
Le Président de la République a dit qu'il allait travailler avec le garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie "pour que la peine réellement perpétuelle - je veux dire les trente ans - puisse s'appliquer systématiquement pour ceux qui portent atteinte à la vie d'un agent en charge de l'autorité publique. Nous ne pouvons accepter aucune banalisation en la matière, aucune".
Nicolas Sarkozy a, par ailleurs, annoncé que le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, portera plainte "systématiquement" en cas d'insulte envers un membre des forces de l'ordre. "J'ai demandé aux fonctionnaires de police qu'à la moindre insulte, au moindre manque de respect, des conséquences judiciaires soient engagées", a-t-il lancé.
"Nous veillerons (...) à faire comprendre aux gens que quand on insulte un fonctionnaire de police, ou un militaire de la gendarmerie, ou un fonctionnaire derrière un guichet, si on accepte ces insultes, ça veut dire qu'on se prépare à accepter par la suite que la même personne soit frappée, et si on accepte que la même personne soit frappée au prétexte qu'elle est fonctionnaire, on se prépare à ce qu'elle soit blessée. Et si on accepte ça, on a les assassinats", a poursuivi le chef de l'Etat, en martelant que "la violence doit reculer dans notre pays, et elle reculera".
En milieu de matinée, le chef de l'Etat a rencontré la famille de Jean-Serge Nérin. Il s'est également entretenu avec les trois collègues de patrouille de la victime.
Joseba
Fernadez Aspurz, membre présumé de l'ETA (image ci-dessus), pourrait avoir séjourné les jours précédents dans l'Aube ou la Seine-et-Marne, en
compagnie d'autres activistes.
Toute personne disposant d'informations est
invitée à contacter la Direction
centrale de la Police judiciaire au 01-39-24-71-93.
Écouter aussi :
- La piste de l'ETA confirmée après la mort d'un policier en Seine-et-Marne (vidéo)
- Un policier tué lors d'un contrôle de véhicules en Seine-et-Marne (vidéo)
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