Crédit : Georges Brenier
Crédit : Georges Brenier
"Il est toujours sur sa ligne de défense, à savoir qu'il est innocent, qu'il n'a pas d'arme, qu'il n'a pas tenu cette arme-là et qu'il ne comprend pas pourquoi on fait l'amalgame avec celui qui est dehors", a dit Me Nadine Meydiot à la presse.
L'avocate avait auparavant déclaré que les aveux initiaux de son client, qui nie également avoir possédé une moto, pouvaient s'expliquer par "les conditions de sa garde à vue".
"Mythomane" et "un peu simplet"
Le mis en cause avait avoué le premier meurtre avant de se rétracter. L'homme, qui vivait à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) avant son incarcération, reste détenu, mis en cause par des éléments matériels, et était en prison au moment où ont été commis les trois autres meurtres, avec la même arme, les 22 février à Juvisy-sur-Orge, 17 mars à Ris-Orangis et 5 avril à Grigny.
Selon la procureure de la République à Evry, Marie-Suzanne Le Quéau, cet homme, dont le casier judiciaire est vierge, est un travailleur handicapé, sans emploi au moment des faits.
Certains de ses amis indiquaient toutefois samedi qu'il venait de retrouver un emploi, dans le bâtiment, au moment de son incarcération. Ils le décrivent comme "mythomane" et "un peu simplet".
Une centaine d'enquêteurs sont mobilisés et des centaines d'autres policiers procèdent à des contrôles routiers pour tenter de résoudre cette affaire. Ce dispositif a été mis en place après le quatrième meurtre commis jeudi à Grigny.
Nouvel appel à témoins
La police judiciaire a lancé mardi un nouvel appel à témoins pour tenter de retrouver un deux-roues bleu et blanc de
marque Suzuki (tél.: 0800 33 60 98 (appel gratuit) ou mail : n7-91-drpj78@interieur.gouv.fr).
Le parquet note des modes opératoires différents - sept balles dans le corps pour la première victime, une ou plusieurs balles dans la tête pour les autres - ce qui le conduit à ne pas exclure l'hypothèse de plusieurs auteurs.
Les meurtres ont été commis dans un périmètre d'environ 10 km2 entre Grigny, Ris-Orangis et Juvisy-sur-Orge. Les victimes ont des profils divers de personnes sans passé judiciaire et ne semblaient pas se connaître.
Outre la laborantine tuée le 27 novembre, un ingénieur de 51 ans a été en effet assassiné le 21 février dernier à Juvisy-sur-Orge.
Le 19 mars, un retraité de 81 ans a été abattu dans le hall de son immeuble à Ris-Orangis, une commune voisine, par un homme qui semblait l'attendre.
Enfin, le 5 avril, une femme de 47 ans a été tuée de nouveau dans un hall d'immeuble à Grigny.
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.