Les banques françaises sont-elles suffisamment solides pour faire face à une crise financière ? : le "Débat" avec Serge Maître, président de l'Association française des usagers des banques (Afub)
Créé le 08/12/2010 à 12h36

Un SDF dans les rues de Paris / AFP
Il supporte mal de voir des sans domicile fixe traverser sa ville pour se rendre du RER au centre d'hébergement d'une ville voisine. Le maire UMP de Nogent-sur-Marne a décidé d'interdire la mendicité à plusieurs endroits de la ville en raison du risque "d'affluence" de SDF après l'ouverture de ce centre d'hébergement. Dans l'arrêté municipal, il dit vouloir, par cette mesure, "protéger l'esprit de Noël". Une décision jugée "inadmissible" par les élus locaux de l'opposition. Ils estiment que cet arrêté allie dangereusement sans-abris et délinquance.
Pour la cinquième année consécutive, l'Armée du Salut a ouvert jusqu'à la fin de l'hiver un centre d'hébergement de 160 places pour les sans-abri au Fort de Nogent, à Fontenay-sous-Bois.
Cette mesure "est susceptible d'accroître le nombre de personnes sans domicile fixe", "la mendicité ainsi que les conduites addictives" dans le centre-ville et aux abords des gares RER de Nogent-sur-Marne, explique le maire Jean-Pierre Martin dans un arrêté pris fin octobre.
L'édile a donc décidé d'interdire la mendicité "lorsqu'elle est de nature à entraver la libre circulation des personnes, ou de porter atteinte au bon ordre ou à la tranquillité publique" dans plusieurs endroits de la commune, du lundi au samedi, de 8H00 à 17H00, jusqu'au 30 avril.
Cet arrêté a fait bondir les élus locaux d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) qui condamnent "ce manque de fraternité en période de grand froid".
"Permettre à tous les Nogentais de ne pas voir la misère qui gagne notre pays afin qu'ils puissent dépenser davantage en cadeaux à placer dans la hotte du père Noël : quelle merveilleuse preuve d'esprit chrétien", écrivent-ils dans un communiqué.
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