Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 09/03/2010 à 18h25 - Mis à jour le 10/03/2010 à 10h55

Luc Chatel / AFP
Le ministre de l'Education Luc Chatel a confirmé mardi qu'il allait mettre en place trois mesures pour améliorer, à la rentrée de septembre 2010, le remplacement des enseignants absents. Un responsable des établissements sera chargé de cette question, et aura un interlocuteur dédié dans chaque académie - ce qui n'était pas le cas. Il ne serait plus possible de devoir attendre quinze jours au collège pour trouver une solution. Des retraités et des étudiants se destinant à l'enseignement, seront appelés à la rescousse.
Luc Chatel a confirmé trois "pistes" qu'il avait déjà évoquées le 20 janvier. Il entend s'attaquer essentiellement aux "absences de courte durée". Le ministre entend que chaque académie se dote, en plus des remplaçants titulaires, d'"un vivier de remplaçants qui pourra être composé soit de jeunes retraités de l'Education nationale ou d'étudiants en cours de formation ou juste diplômés qui pourront subvenir à des besoins urgents". Sur RTL, Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, première fédération
de parents d'élèves de l'enseignement public, a jugé très sévèrement ce
recours à des étudiants et non pas des enseignants formés.
Il va aussi "assouplir le dispositif" avec "la possibilité de faire appel à des remplacements interacadémiques". Un professeur de mathématiques de l'académie de Créteil, par exemple, pourra aller faire des remplacements dans l'académie de Paris.
Enfin, il veut donner "plus de réactivité" au système avec un responsable "remplacement" dans chaque académie et chaque établissement", de sorte que "dès le premier jour" d'absence de l'enseignant, il puisse être remplacé.
"Toutes ces mesures seront mises en œuvre à la rentrée 2010", a souligné Luc Chatel, qui a réuni mardi les recteurs pour leur "fixer les grandes lignes".
Selon nos informations, dans de nombreuses académies, comme celle de Besançon, dès lundi prochain, des professeurs de collèges et lycées devront laisser leurs classes à des professeurs stagiaires pendant six semaines. Mais plutôt que de rester à leurs côtés pour épauler les stagiaires, les profs titulaires devront quitter leur classe pour effectuer des remplacements. Ce qui provoque une levée de boucliers: les profs titulaires estiment que cela pénalisera leurs élèves, et ils ne savent pas où ils vont commencer leur remplacement la semaine prochaine.
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